Le Front pour la Refondation de la Nation (FRN-M23) accuse les forces « coalisées » du gouvernement congolais d’avoir mené, jeudi 5 novembre 2026, plusieurs attaques contre des localités du territoire de Walungu, au Sud-Kivu. Dans une déclaration rendue publique par son porte-parole, Lawrence Kanyuka, le mouvement cite notamment Nyamarhege, Lulaba, Chulwe et Kasika.
Selon Lawrence Kanyuka, chef du département de la communication et des médias du FRN, les premières attaques auraient été lancées vers 7 heures contre Nyamarhege, Lulaba et Chulwe, dans le secteur de Nzibira. Une autre offensive aurait visé la localité de Kasika aux environs de 8 heures 30.
Le porte-parole affirme que les forces « coalisées » ont utilisé des drones de combat, des avions de chasse, de l’artillerie lourde ainsi que des troupes au sol. Il accuse également les forces gouvernementales de poursuivre des opérations militaires dans plusieurs zones de l’est de la République démocratique du Congo, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
Dans un précédent communiqué publié mercredi 4 novembre à Goma, le FRN avait déjà dénoncé des opérations qu’il attribue aux FARDC, aux FDLR, à des milices Maï-Maï, à des mercenaires et à des éléments de la Force nationale de défense du Burundi (FNDB). Le mouvement affirme que ces opérations visent des populations civiles dans les zones qu’il présente comme « libérées ».
Le FRN soutient que ces opérations se poursuivent depuis plus de deux mois et impliquent, selon lui, des drones de combat, des avions de chasse, de l’artillerie lourde, des missiles à longue portée et des troupes au sol.
Parmi les localités citées dans son communiqué figurent, dans les Hauts Plateaux, Minembwe, Point Zéro, Mukoko, Rugezi, Kipimo, Kuwamabuye, Kuwihene, Kabanja et Minembwe-Centre. Le mouvement mentionne également Mitimbili et Munanira sur l’axe de Kaziba, Katogota et Lubarika dans la plaine de la Ruzizi, ainsi que Kasika sur l’axe de Mwenga.
D’autres zones sont citées sur les axes de Shabunda et de Bunyakiri, notamment Kalongi, Kitendebwa et Kukiduveri, sur l’axe de Kadasomwa. À Lumbishi, le FRN évoque Cyabombo, Remeka et Kasovo.
Dans les territoires de Masisi et de Walikale, au Nord-Kivu, le mouvement mentionne Katoyi, Bihiri, Kazinga, Bulewusa, Lusamambo, Kateku, Kanune, Kalonge, Kinyumba, Peti et Mizenze, dans la zone de Pinga. Sur l’axe de Lubero, il cite notamment Kandole, Mbyanzi, Kitchanga et Pitakongo.
Dans sa déclaration du 5 novembre, Lawrence Kanyuka accuse enfin Kinshasa de poursuivre une logique de confrontation malgré les appels à la désescalade. Il affirme que les forces du mouvement restent déployées sur le terrain et poursuivent leurs opérations, qu’il présente comme destinées à protéger les populations civiles.
Les Forces Armées de la RDC et les autorités congolaises n’ont pas encore réagit à ces accusations.
