Dans la partie nord du territoire de Kabare, au Sud-Kivu, des personnes déplacées et certains retournés alertent sur la précarité de leurs conditions de vie. Manque de nourriture, absence d’abris adéquats, insuffisance de vêtements et difficultés d’accès aux soins de santé primaires, autant de besoins auxquels plusieurs ménages peinent à répondre.

Dans le groupement de Miti, trouver de quoi se nourrir et disposer d’un endroit sûr pour dormir demeure un défi quotidien pour plusieurs ménages affectés par la crise. Certains déplacés seraient contraints de passer la nuit à la belle étoile, tandis que l’insuffisance de nourriture fragilise davantage les familles. 

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Lwaboshi Namegabe Jean Bosco, coordonnateur de l’asbl Cercle des ressortissants de Cibumbiro vivant à Miti (CRCM), et Ashuza Biringanine, un déplacé venu de Kalonge, déplorent cette situation. Ils soulignent que les femmes, les enfants et les personnes âgées figurent parmi les personnes les plus exposées à ces difficultés.

« Depuis notre déplacement, nous rencontrons beaucoup de difficultés pour satisfaire nos besoins essentiels. Nous avons notamment besoin de nourriture et d’un endroit où dormir dans de bonnes conditions. Nous demandons aux organisations humanitaires de penser à nous, car nos familles traversent une période très difficile », témoigne Ashuza Biringanine. 

De son côté, Lwaboshi Namegabe Jean Bosco, coordonnateur de l’ASBL Cercle des ressortissants de Cibumbiro vivant à Miti (CRCM), souligne également la vulnérabilité de ces populations. Selon lui, les femmes, les enfants et les personnes âgées sont particulièrement exposés aux conséquences de cette précarité.

Au-delà de l’alimentation et de l’hébergement, les familles éprouvent également des difficultés à se procurer des vêtements et à accéder aux soins de santé primaires. Une situation qui accentue leur vulnérabilité et renforce leurs besoins en assistance humanitaire.

Face à ces difficultés, les déplacés mettent en avant la nécessité d’un soutien couvrant les besoins essentiels, notamment l’assistance alimentaire, les articles ménagers et vestimentaires, les solutions d’hébergement ainsi que l’accès aux soins de santé.

La situation décrite à Miti rappelle l’importance d’identifier les ménages les plus vulnérables afin que l’assistance puisse répondre aux besoins prioritaires des personnes affectées par la crise.

Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL-GL avec le soutien de Media4dialogue de la Benevolencija. 

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