L’AFC-M23 accuse les forces alliées aux autorités de Kinshasa d’avoir mené, ce mercredi 7 octobre 2026, des opérations militaires dans plusieurs zones du Sud-Kivu, notamment à Shanje, dans le territoire de Kalehe, et à Rugezi, dans la région de Minembwe.
Dans une mise à jour publiée ce 7 octobre, le mouvement affirme que, depuis 4 heures 30, des éléments qu’il présente comme faisant partie de la coalition soutenant Kinshasa, notamment des FDLR, se livrent à des actes de destruction à Shanje et dans ses environs.
Selon cette version, plusieurs habitations civiles ainsi que le marché local auraient été incendiés, privant davantage les populations de leurs biens, de leurs moyens de subsistance et de leurs espaces de commerce.
L’AFC-M23 indique que des informations complémentaires sur l’ampleur des dégâts et sur d’éventuelles victimes seront communiquées ultérieurement.
Des bombardements signalés à Rugezi
Le mouvement armé affirme également que des bombardements se poursuivent depuis mardi 6 octobre à 19 heures contre Rugezi et ses environs, dans la région de Minembwe, au moyen de drones qualifiés de « kamikaze ».
Les attaques par drones et les affrontements sont régulièrement signalés dans cette partie du Sud-Kivu. Des sources locales et médiatiques ont notamment rapporté ces dernières semaines des opérations impliquant les FARDC, les Wazalendo et les forces ou groupes alliés à l’AFC-M23 autour de Rugezi, Gipimo, Kuwihene et d’autres localités proches de Minembwe.
Les responsabilités dans les différentes attaques restent toutefois l’objet d’accusations contradictoires entre les parties au conflit.
L’AFC-M23 évoque le cessez-le-feu
Dans sa communication, l’AFC-M23 affirme que ces opérations interviennent alors qu’une délégation de l’Union africaine séjourne à Goma dans le cadre des efforts visant à promouvoir une solution politique au conflit.
Le mouvement estime que la poursuite des opérations militaires pendant la présence de cette délégation illustre, selon lui, la gravité de la situation et les difficultés persistantes autour du respect du cessez-le-feu.
Les premières missions de vérification du cessez-le-feu menées notamment à Minembwe et dans le Masisi ont déjà fait état d’un contexte sécuritaire fragile, marqué par la persistance d’affrontements et la présence de plusieurs acteurs armés dans les deux Kivu.
L’AFC-M23 affirme enfin que la protection des populations civiles demeure une priorité et dit maintenir ses forces en alerte pour « défendre les populations contre toute agression ».
À ce stade, les informations faisant état des destructions à Shanje et des bombardements à Rugezi nécessitent encore des vérifications indépendantes, notamment concernant le bilan humain et matériel.
