Un nouvel incendie meurtrier a ravagé plus de 200 maisons dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026, sur les avenues Paysage 2 et Irambo 2, dans le quartier Nyalukemba, commune d’Ibanda, à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu.

Le bilan humain reste provisoire et continue d’évoluer. Des informations recueillies sur place font état de trois à six morts, tandis que d’autres victimes seraient encore recherchées dans les décombres. Plusieurs habitations ont été entièrement consumées. Deux églises et une école auraient également été touchées par les flammes.

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Les recherches se poursuivent sur le terrain et l’évaluation complète des dégâts n’est pas encore terminée.

Des victimes retrouvées dans les décombres

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le feu s’est déclaré vers 23  heures 30, alors que la majorité des habitants dormaient déjà.

Joseph Kikala, l’un des sinistrés, affirme que l’incendie serait parti d’une habitation située du côté de Caps Luziba, avant de se propager rapidement aux constructions voisines.

« Tout a commencé vers 23 heures 30, alors que nous étions tous endormis. Nous avons entendu beaucoup de bruits chez nos voisins de Luziba. Une maman préparait des haricots lorsqu’elle a quitté la cuisine. C’est à ce moment que le feu aurait pris de l’ampleur. Jusqu’à présent, plusieurs personnes sont mortes. Deux corps ont déjà été retrouvés, dont ceux d’un jeune garçon d’environ 15 ans et d’un enfant de 4 ans. Deux autres victimes, issues d’une même famille, sont encore recherchées », témoigne-t-il.

Ces informations font toutefois partie des premiers témoignages recueillis sur place. Le bilan officiel des victimes n’était pas encore disponible au moment de la rédaction.

Plus de 200 maisons détruites

L’ampleur des dégâts matériels est également considérable.

Maria Wabiwa, une autre sinistrée, affirme avoir tout perdu dans l’incendie.

« J’ai tout perdu dans ma maison. Le feu s’est déclaré pendant la nuit et s’est rapidement propagé. Plus de 200 maisons ont été réduites en cendres. Il était difficile de sauver nos biens et même de se mettre à l’abri », explique-t-elle.

Elle appelle les autorités, les organisations humanitaires et les personnes de bonne volonté à venir en aide aux familles touchées, particulièrement à l’approche de la saison des pluies.

« Nous sollicitons l’aide des autorités et des personnes de bonne volonté. Nous avons besoin de bâches, de tôles, de vivres et d’autres biens essentiels. Avec le début de la saison des pluies, nous ne savons pas où aller avec nos familles et nos enfants », ajoute-t-elle.

Les recherches se poursuivent

Christian Salomon, un autre habitant du secteur, affirme que l’ampleur du sinistre était déjà importante lorsqu’il est sorti de son domicile.

« Lorsque je suis sorti de la maison, quatre habitations étaient déjà en feu. Il était difficile d’évaluer l’ampleur des dégâts. Nous sommes encore dans la détresse. Plusieurs corps ont été retrouvés et les recherches se poursuivent », témoigne-t-il.

L’origine exacte de l’incendie reste cependant à déterminer. Les témoignages évoquent un départ de feu dans une habitation où des haricots étaient préparés, mais cette version n’a pas encore été établie par une enquête officielle.

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La Société civile fait état de centaines d’habitations touchées

La Société civile Forces Vives, noyau communal d’Ibanda, fait également état d’un bilan provisoire lourd.

Selon cette structure citoyenne, plus de 200 ménages auraient perdu leurs habitations, tandis qu’environ 150 autres habitations auraient été détruites. Deux églises et une école figurent également parmi les infrastructures touchées.

La structure fait état de plusieurs décès, sans toutefois fournir un bilan définitif permettant de trancher entre les différentes estimations recueillies sur le terrain.

Elle appelle les autorités, les organisations humanitaires, les acteurs de la société civile et les personnes de bonne volonté à apporter une assistance urgente aux familles sinistrées.

Les besoins portent notamment sur les vivres, les bâches, les tôles, les vêtements et d’autres biens de première nécessité.

Un nouveau drame après l’incendie meurtrier de Cimpunda

Ce nouveau sinistre intervient quelques jours seulement après l’incendie meurtrier survenu à Cimpunda, dans la commune de Kadutu, qui avait fait de nombreuses victimes et détruit plusieurs centaines d’habitations. Au moins 27 corps ont été inhumés.

Ces incendies successifs viennent ainsi alourdir une série de sinistres qui affectent régulièrement différents quartiers de Bukavu depuis plusieurs mois, laissant derrière eux des familles sans logement, des pertes de biens et, dans plusieurs cas, des pertes en vies humaines.

À Nyalukemba, les familles touchées doivent désormais faire face à une double urgence : retrouver les éventuelles personnes encore portées disparues et disposer d’un abri pour les ménages ayant tout perdu.

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L’approche de la saison des pluies accentue les inquiétudes des sinistrés, qui demandent notamment des bâches et des tôles pour pouvoir se mettre à l’abri.

Les causes et le bilan définitif restent attendus

Pour l’heure, les causes exactes de l’incendie ne sont pas officiellement établies.

Les recherches d’éventuelles victimes se poursuivent, tandis que les dégâts matériels doivent encore être évalués de manière complète.

Le nombre définitif de morts, de maisons détruites, de ménages affectés et d’infrastructures touchées devra être établi à l’issue des opérations de recherche et du bilan des autorités compétentes.

Daniel Mupole

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