La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) condamne un acte présumé de justice populaire après la découverte d’un corps sans vie entièrement calciné, le jeudi 5 novembre 2026, dans le secteur de Kawama, en province du Lualaba. Elle appelle les autorités compétentes à poursuivre les enquêtes afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de cet acte.
Dans un communiqué, la coordination de la NSCC à Kisanfu et sa sous-coordination locale de Kawama expriment leur indignation face à ce drame et dénoncent le recours à la vindicte populaire, quelle que soit la gravité des faits reprochés à la victime.
Selon cette structure citoyenne, le procureur a ordonné l’inhumation du corps après les constatations d’usage. Toutefois, elle souligne qu’aucune version officielle ni preuve tangible ne permettait, à ce stade, d’établir formellement les circonstances et les motivations de cet acte.
La NSCC rappelle que toute personne soupçonnée d’avoir commis une infraction doit être remise aux services de sécurité et soumise aux procédures judiciaires prévues par la loi. Elle estime que la justice populaire constitue non seulement une infraction grave, mais qu’elle compromet également la recherche de la vérité et le travail des enquêteurs.
Pour cette organisation, même si la victime était soupçonnée de vol, elle aurait dû être remise aux autorités compétentes afin d’être entendue et jugée, mais aussi de permettre aux enquêteurs de recueillir d’éventuelles informations sur ses complices.
« Même s’il s’agissait d’un voleur, il était impératif de le remettre aux services de sécurité afin qu’il soit jugé et qu’il puisse dénoncer sa bande », souligne la société civile.
La NSCC s’interroge ainsi sur les possibilités d’identifier d’éventuels complices après la mort de la victime et appelle les autorités à conduire les investigations avec rigueur, en vue d’établir les responsabilités et de sanctionner les auteurs de cet acte.
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Elle réaffirme enfin son rejet de toute forme de justice expéditive et insiste sur le respect des procédures légales pour garantir la sécurité des personnes et l’administration de la justice.
