La rentrée scolaire 2026-2027 a été fortement perturbée dans la ville d’Oicha, en territoire de Beni, au Nord-Kivu, à la suite d’un mot d’ordre de suspension des activités scolaires lancé par l’intersyndicale des enseignants. Dans plusieurs établissements, seuls quelques élèves et enseignants se sont présentés lors de cette première journée de reprise.

À l’origine de ce mouvement, les syndicats d’enseignants dénoncent notamment le non-paiement des enseignants dits « nouvelles unités », ainsi que le non-respect des engagements relatifs à la mise en place d’une mutuelle de santé.

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Dans plusieurs écoles de la ville de Oicha, la rentrée scolaire a ainsi pris des allures de reprise au ralenti. Si certains élèves et enseignants se sont présentés dans les concessions scolaires, les effectifs observés restaient largement inférieurs à ceux habituellement attendus lors d’une journée normale de rentrée.

Pour Moïse Kambale, responsable d’un établissement scolaire dans cette ville, la rentrée demeure néanmoins effective, malgré les conséquences du mouvement de grève.

« La rentrée est effective car il y a une représentativité de la part des élèves et des enseignants dans la concession de l’école. Ceux qui ne sont pas arrivés sont intimidés par le message de la grève. Sur 100 élèves inscrits, seuls 15 sont arrivés et, du côté des enseignants, 18 étaient attendus mais seulement 9 se sont présentés », explique-t-il.

Dans d’autres établissements, la situation est encore plus préoccupante. Samuel Muhindo décrit une rentrée particulièrement timide, marquée par une très faible présence des élèves et du personnel enseignant.

« Sur 400 élèves inscrits, seuls cinq sont venus en uniforme. Sur les 37 enseignants attendus, il n’y en a que 7 qui se sont présentés », affirme-t-il.

Du côté de l’intersyndicale des enseignants, le mouvement est considéré comme largement suivi. Son secrétaire, Justin Kambale, estime qu’aucune véritable activité scolaire n’a pu se dérouler dans la ville d’Oicha au cours de cette journée.

« Nous remercions les enseignants, car aucune activité scolaire n’a eu lieu dans la ville d’Oicha. Nous avons été appelés par les autorités de la sous-division et nous avons tenu une réunion », indique-t-il.

Entre des établissements partiellement ouverts et des salles de classe presque vides, cette première journée de la rentrée scolaire 2026-2027 illustre la tension entre l’appel officiel à la reprise des cours et les revendications des enseignants.

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L’évolution de la situation dépendra désormais des discussions engagées entre l’intersyndicale des enseignants et les autorités compétentes. En attendant une éventuelle issue à ces échanges, de nombreux élèves restent dans l’attente d’une reprise effective et normale des activités scolaires à Oicha.

Salomon Kwiraviwe

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