Le Mois de l’humanité a été clôturé ce vendredi 28 août 2026 à Goma par une rencontre réunissant le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Caritas Goma ainsi que plusieurs organisations humanitaires locales et internationales. Placée sous le thème « Agir pour l’humanité », cette journée a mis un accent particulier sur la localisation des fonds et de l’aide humanitaire, avec pour objectif de renforcer le rôle des organisations locales dans la réponse aux crises.
Réunis dans les installations de Caritas Goma, les différents acteurs de l’action humanitaire ont marqué la clôture du Mois de l’humanité à travers une journée d’échanges et de réflexion sur les défis auxquels fait face le secteur humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Lire aussi : Nord-Kivu : l’accès aux populations reste un défi majeur pour les humanitaires
Avec la participation de l’OCHA, de Caritas Goma et de plusieurs autres organisations, cette rencontre a permis de revenir sur les principaux enjeux de l’action humanitaire, notamment la nécessité de rapprocher davantage les mécanismes de financement des organisations locales et des communautés directement affectées par les crises.
Sous le thème « Agir pour l’humanité », les organisateurs ont voulu rappeler que l’action humanitaire ne peut être pleinement efficace que si elle place les populations touchées ainsi que les acteurs locaux au centre de la réponse.
La question de la localisation des fonds a ainsi occupé une place importante dans les échanges. Les participants ont plaidé pour un accès plus équitable des organisations nationales et locales aux financements humanitaires, afin de leur permettre de répondre plus efficacement aux besoins des communautés.
Pour les organisateurs, cette approche constitue un enjeu majeur dans un contexte où les organisations locales, souvent présentes en première ligne, connaissent davantage les réalités, les besoins et les priorités des populations touchées par les conflits armés, les déplacements forcés et d’autres crises humanitaires.
À travers cette journée, l’OCHA et les autres organisations partenaires ont également voulu renforcer le dialogue entre les différents intervenants du secteur humanitaire et encourager une collaboration plus étroite entre les organisations internationales, nationales et communautaires.
Au-delà de la célébration, cette clôture du Mois de l’humanité se veut donc un appel à transformer les discours en actions concrètes : donner davantage de place aux acteurs locaux, améliorer leur accès aux financements et rapprocher l’aide de ceux qui en ont réellement besoin.
Lire aussi : RDC : six travailleurs humanitaires tués entre janvier et juin 2026
Dans une région confrontée à d’importants défis humanitaires, les organisateurs ont rappelé qu’agir pour l’humanité, c’est aussi reconnaître les capacités des organisations locales et leur donner les moyens nécessaires pour sauver des vies et accompagner durablement les communautés affectées.
