Le gouvernement provincial de Kinshasa suspend, depuis le 10 août 2026, l’ensemble des contrats, conventions et protocoles d’accord conclus avec les gestionnaires des fourrières de la capitale. Les opérateurs concernés disposent de sept jours pour transmettre leurs documents contractuels ainsi que leurs rapports technique et financier. Pendant cette période, la gestion des installations est assurée par la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique de Kinshasa (RFCK).
La décision a été annoncée par Jésus-Noël Sheke wa Domene, ministre provincial chargé notamment des Transports et de la Mobilité urbaine. Elle fait suite aux recommandations du 11ᵉ Conseil des ministres provincial et vise à permettre un examen général des conditions de gestion des fourrières à Kinshasa.
À travers cette suspension, les autorités provinciales veulent notamment vérifier la conformité des partenariats conclus entre la Ville et les structures privées ou autres opérateurs chargés de gérer ces installations.
Les opérateurs ont sept jours pour fournir leurs dossiers
Les gestionnaires concernés disposent d’un délai de sept jours pour remettre aux autorités provinciales les documents exigés.
Il s’agit notamment des contrats de partenariat conclus avec la Ville de Kinshasa, des rapports techniques relatifs à l’exécution des conventions, des rapports financiers couvrant la période d’exécution des contrats.
Les documents doivent être déposés au cabinet du ministre provincial chargé des Transports et de la Mobilité urbaine, à Gombe. Les opérateurs peuvent se faire représenter par une personne dûment mandatée.
La RFCK prend provisoirement le relais
En attendant les conclusions de l’examen, la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique de Kinshasa (RFCK) assure la gestion des installations concernées.
La RFCK et la Division urbaine des Transports, Voies de communication et Désenclavement sont chargées de superviser l’exécution de la décision provinciale.
L’opération porte également sur les conditions dans lesquelles sont gérés les véhicules et autres biens immobilisés dans les fourrières.
Ces installations accueillent notamment des véhicules saisis ou immobilisés dans le cadre de procédures administratives ou à la suite d’infractions. Leur conservation, leur traçabilité et les conditions de leur restitution constituent donc des aspects importants du contrôle annoncé par les autorités.
Des sanctions prévues en cas de non-respect
Le gouvernement provincial prévient que le non-respect du délai de sept jours peut entraîner des sanctions administratives.
Celles-ci peuvent aller jusqu’à la fermeture définitive d’une fourrière. Les autorités se réservent également la possibilité d’engager des poursuites judiciaires lorsque les faits constatés le justifient.
Pour l’heure, l’exécutif provincial n’a pas précisé la durée de la procédure d’examen ni le sort qui sera réservé aux différents partenariats une fois le contrôle terminé.
Les conclusions de cette opération devraient toutefois permettre de déterminer les conditions dans lesquelles les fourrières seront désormais gérées à Kinshasa et d’éventuellement redéfinir les modalités de collaboration entre la Ville et les opérateurs du secteur.
