La Commission diocésaine Justice et Paix de Bukavu (CDJP Bukavu) a organisé, lundi 10 août 2026, un atelier d’échange et de réflexion consacré au plaidoyer pour la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo. La rencontre, tenue dans la salle Concordia, a permis aux participants d’identifier six problèmes prioritaires auxquels sont confrontées les communautés de Bukavu et de définir les premières orientations pour mener des actions de plaidoyer auprès des autorités compétentes.
L’activité a réuni notamment un représentant de l’autorité urbaine, des représentants des confessions religieuses, des associations de défense des droits des femmes, des cadres de base, des acteurs de la société civile, des chefs d’établissements scolaires ainsi que des professionnels des médias.
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Selon les organisateurs, cette diversité d’acteurs devait permettre de confronter les expériences et les préoccupations des différentes composantes de la communauté afin de contribuer au renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
Six problèmes prioritaires identifiés
Au cours des travaux, les participants ont notamment échangé sur les difficultés sécuritaires auxquelles les habitants de Bukavu sont confrontés, ainsi que sur d’autres problèmes affectant leur vie quotidienne.
Pour Gisèle Mulengezi, chargée des programmes à la CDJP Bukavu, l’objectif était de transformer ces préoccupations communautaires en actions concrètes de plaidoyer.
« Et là nous avons eu une formation sur le plaidoyer et le lobbying, après nous avons identifié une liste de six problèmes prioritaires, et après cela nous avons aussi défini les canaux et les cibles à qui nous allons orienter nos actions de plaidoyer », explique-t-elle.
Les participants ont ainsi été formés aux notions de plaidoyer et de lobbying, avant de procéder à l’identification des problèmes nécessitant, selon eux, une intervention des autorités et des autres acteurs concernés.
La démarche vise notamment à permettre aux communautés de faire remonter leurs préoccupations auprès des institutions capables d’apporter des réponses.
Une feuille de route annoncée
À l’issue des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées. La CDJP Bukavu prévoit désormais de s’appuyer sur ces propositions pour élaborer une feuille de route devant orienter les prochaines actions de plaidoyer.
Gisèle Mulengezi explique que l’organisation entend engager le lobbying à différents niveaux, en fonction des problèmes identifiés et des responsables ciblés.
« Parce qu’ils vivent ici à Bukavu, ils connaissent la situation et la situation que nous sommes en train de traverser par rapport aux problèmes identifiés », souligne-t-elle.
La prochaine étape consistera donc à structurer les recommandations issues de l’atelier et à déterminer les actions à mener auprès des autorités et des autres acteurs concernés.
Faire entendre la voix des communautés
À travers cette démarche, la CDJP Bukavu entend renforcer la participation des communautés dans la recherche de réponses aux problèmes qui affectent leur quotidien.
L’organisation souhaite notamment que les préoccupations exprimées par les habitants puissent être portées dans les espaces de décision et de dialogue, afin de contribuer à la recherche de solutions durables aux défis sécuritaires et sociaux qui persistent dans l’Est de la RDC.
La participation des autorités locales, des responsables religieux, des organisations de la société civile, des associations de défense des droits des femmes, des établissements scolaires et des médias devrait également permettre de renforcer la coordination des actions de plaidoyer.
Pour la CDJP Bukavu, le plaidoyer constitue ainsi un moyen de transformer les préoccupations exprimées par les communautés en recommandations et en actions destinées à interpeller les décideurs sur les problèmes prioritaires identifiés.
Esther Rehema et Edith Kazamwali
