Une vague de profanations de tombes au cimetière de Service Médical, dans la ville de Kamituga, au Sud-Kivu, suscite une vive émotion au sein de la population. Selon plusieurs sources locales, des sépultures sont régulièrement ouvertes et des restes humains, notamment des crânes et d’autres ossements, sont retrouvés à l’extérieur des tombes ou disparaissent dans des circonstances encore inexpliquées.
Ces actes de vandalisme plongent de nombreuses familles dans la tristesse et l’inquiétude. Les proches des personnes inhumées dans ce cimetière craignent que les dépouilles de leurs défunts ne soient à leur tour victimes de ces profanations.
Face à cette situation, le coordonnateur urbano-territorial du mouvement citoyen Machozi ya Raiya, Muganza Lutale Christophe, dénonce des actes qu’il qualifie de graves et appelle les autorités à intervenir sans délai.
« Profaner une tombe, c’est manquer de respect non seulement aux personnes décédées, mais aussi à leurs familles et à toute la société. Ces pratiques doivent cesser immédiatement », a-t-il déclaré.
L’acteur de la société civile exhorte le maire de la ville de Kamituga, les services de sécurité ainsi que les autorités judiciaires à renforcer les mesures de protection autour du cimetière afin de mettre un terme à ces actes.
Il plaide notamment pour l’organisation de patrouilles régulières et l’ouverture d’enquêtes permettant d’identifier les auteurs de ces profanations.
« Nous exhortons les autorités compétentes à agir sans délai. Les auteurs de ces actes doivent être arrêtés et répondre de leurs actes devant la justice afin de décourager toute récidive », a-t-il insisté.
La population de Kamituga espère désormais une réaction rapide des autorités locales afin de garantir la sécurité des cimetières, préserver la dignité des défunts et rassurer les familles confrontées à ces actes qui choquent profondément la communauté.
À ce stade, les autorités locales ne se sont pas encore exprimées publiquement sur cette situation.
