Au moins 27 civils ont été tués et 11 autres sont portés disparus à la suite d’une série d’attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la chefferie de Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Les attaques se sont produites entre le mercredi 22 et le vendredi 24 juillet 2026, selon un bilan provisoire communiqué par l’Association pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (APDEF-Mambasa).

D’après Rams Malikidogo, coordonnateur de cette organisation de défense des droits humains, les assaillants ont ciblé plusieurs villages du groupement Bangole.

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Selon l’APDEF-Mambasa, les premières attaques ont été enregistrées le mercredi 22 juillet dans la localité de Njiapanda-Bella et ses environs, où 18 civils auraient été tués.

Les violences se sont poursuivies les 23 et 24 juillet dans d’autres villages de la chefferie. L’organisation fait état de deux morts à Manzia, cinq à Kazaroho et deux à Makongo.

Outre les pertes en vies humaines, l’APDEF affirme que plusieurs habitations ont été pillées et que d’importantes quantités de bétail ont été emportées par les assaillants.

Rams Malikidogo indique que, selon les informations recueillies par son organisation, des combattants des ADF seraient toujours actifs dans plusieurs villages de la chefferie.

« Ils sont signalés notamment dans les villages de Makombise, Giza et Mangalala, sans être neutralisés jusqu’à présent. C’est vraiment regrettable. »

Le coordonnateur de l’APDEF estime que cette situation contribue à installer « une crise de confiance entre la population et l’appareil sécuritaire ».

Face à cette nouvelle vague de violences, l’APDEF/Mambasa appelle les autorités congolaises à revoir leur stratégie dans la lutte contre les groupes armés opérant dans cette partie de l’Ituri.

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« On ne doit pas négocier la paix. La population n’a besoin de rien d’autre que de la paix. L’État doit prendre ses responsabilités pour l’imposer. », a déclaré Rams Malikidogo.

Le bilan communiqué par l’APDEF demeure provisoire et pourrait évoluer au fur et à mesure des opérations de recherche et de vérification menées sur le terrain.

La Rédaction

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