À l’occasion de la Journée internationale de la justice, célébrée ce 17 juillet, la Fondation Congolaise pour la Promotion des Droits humains et la Paix (FOCDP) a lancé un appel en faveur du renforcement de la justice pénale internationale, estimant que la Cour pénale internationale (CPI) demeure un recours indispensable pour les victimes des crimes internationaux, notamment en République démocratique du Congo.

Dans un message rendu public depuis Rome, où l’organisation participe aux activités commémoratives de cette journée, la FOCDP a exprimé sa solidarité avec les victimes des conflits armés et rappelé que la RDC continue de subir, depuis plus de trois décennies, de graves violations du droit international humanitaire et des droits humains. 

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L’organisation dénonce notamment les massacres de civils, les actes de torture, les déplacements forcés de populations, les violences sexuelles, le recrutement d’enfants par les groupes armés ainsi que la destruction des patrimoines culturels et écologiques dans plusieurs provinces, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Katanga et le Bas-Uele.

Selon la FOCDP, l’espace civique se rétrécit davantage dans les zones affectées par les conflits.

« Manifester est devenu un risque. Parler est devenu dangereux », souligne l’organisation, qui accuse les auteurs de crimes de chercher à effacer les preuves, à réduire les témoins au silence et à instaurer une culture de l’impunité.

Face à cette situation, la fondation considère que la Cour pénale internationale représente « le dernier espoir de justice » pour les victimes congolaises et celles d’autres pays confrontés à des crimes internationaux. Elle s’inquiète toutefois des pressions politiques et financières exercées contre cette juridiction.

Le président exécutif de la FOCDP, le Professeur Monseigneur Pax André Marie Kito Masimango, a dénoncé ces attaques.

« S’attaquer à la mission apostolique de la justice est la pure forme de persécution contemporaine, non seulement des personnes visées pour leur travail, mais surtout des victimes dont leur aspiration profonde réside en l’action judiciaire », a-t-il déclaré.

À cette occasion, la FOCDP a réaffirmé son opposition à toute remise en cause de la Cour pénale internationale et formulé plusieurs recommandations à l’attention de la communauté internationale.

L’organisation appelle notamment la Commission européenne à activer le Statut de blocage afin de protéger la CPI contre les sanctions qu’elle juge illégales. Elle invite également les organisations de la société civile d’Europe, d’Afrique, d’Asie, des Amériques et d’Océanie à renforcer leur mobilisation en faveur de la justice pénale internationale.

La fondation exhorte en outre les États parties au Statut de Rome à consolider leur coopération avec la Cour, à garantir son financement et à assurer la protection de ses juges ainsi que des autres acteurs de la justice pénale internationale.

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Pour la FOCDP, la justice demeure un pilier incontournable de la paix durable.

« La justice n’est pas un luxe. C’est une condition de paix. Sans justice, les victimes meurent deux fois », rappelle l’organisation.

La FOCDP conclut son message en réaffirmant son engagement aux côtés de la Cour pénale internationale pour la promotion des droits des victimes et le rétablissement d’une paix durable en République démocratique du Congo et dans le monde.

Esther Rehema

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