Les autorités congolaises assurent ne disposer d’aucun élément permettant de confirmer la présence de citoyens français parmi les combattants engagés dans le conflit qui oppose les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles de l’AFC-M23 dans l’est du pays.
Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a indiqué avoir consulté le porte-parole des FARDC à la suite d’allégations largement relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, faisant état de la présence de ressortissants français sur les lignes de front.
Selon le porte-parole du Gouvernement, les informations recueillies auprès de la hiérarchie militaire ne permettent ni de confirmer la présence de citoyens français parmi les combattants, ni d’établir la découverte de corps de ressortissants français dans les zones de combats.
Ces précisions interviennent alors que plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux alimentent des spéculations sur une implication présumée de citoyens français aux côtés des forces engagées dans les affrontements dans l’est de la République démocratique du Congo.
De son côté, la France a rejeté ces accusations, les qualifiant d’infondées. Les autorités françaises dénoncent la propagation de fausses informations et réaffirment qu’aucun citoyen français n’est impliqué dans les combats évoqués.
Dans un contexte marqué par une forte circulation de contenus non vérifiés sur les plateformes numériques, les autorités congolaises et françaises appellent à la prudence et insistent sur la nécessité de s’appuyer sur des faits établis et des informations dûment vérifiées afin d’éviter la propagation de rumeurs susceptibles d’alimenter davantage les tensions liées au conflit dans l’est de la RDC.
