Le Comité des déplacés de l’Est vivant à Kinshasa a annoncé prendre acte de la décision du gouverneur de la ville de Kinshasa interdisant la marche pacifique qu’il prévoyait d’organiser le 17 juin 2026. Dans une déclaration rendue publique le 18 juin, ses responsables affirment se conformer à cette décision tout en maintenant leurs revendications en faveur d’une meilleure prise en charge des déplacés de guerre.
Signé par son président, Jordan Mulikuza, le communiqué indique que les membres du comité, qu’ils présentent comme des citoyens respectueux des lois et des institutions de la République, entendent privilégier les voies légales et institutionnelles pour faire entendre leurs préoccupations.
« Nous nous conformons à cette décision des autorités provinciales et réaffirmons notre attachement au respect de l’ordre public », peut-on lire dans le document.
Le comité rappelle que la marche envisagée visait à attirer l’attention des autorités sur les difficultés auxquelles font face les déplacés originaires de l’Est du pays installés dans la capitale congolaise. Selon cette structure, plusieurs familles, composées notamment de femmes, d’enfants, de personnes vivant avec handicap et de personnes âgées, vivent dans des conditions humanitaires et socio-économiques précaires.
Prenant acte de l’appel des autorités à privilégier le dialogue, le Comité des déplacés de l’Est dit rester disponible à explorer toutes les voies légales afin de porter les revendications des personnes déplacées.
Dans cette perspective, il sollicite l’ouverture d’un cadre de concertation avec les autorités provinciales de Kinshasa afin d’exposer ses préoccupations et d’identifier des solutions susceptibles d’améliorer les conditions de vie des déplacés.
Le comité affirme que ses revendications restent inchangées et qu’il poursuivra son plaidoyer dans un esprit pacifique et républicain, notamment pour obtenir davantage d’assistance, de protection et de prise en charge en faveur des déplacés de guerre originaires de l’Est de la République démocratique du Congo.
La marche interdite devait se tenir dans un contexte marqué par l’afflux de milliers de personnes ayant fui les conflits dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.
Jean-Luc M.
