Des déplacés internes originaires de l’Est de la République démocratique du Congo vivant à Kinshasa prévoient d’organiser une marche pacifique le 17 juin 2026 afin de remettre un mémorandum aux autorités nationales sur leur situation humanitaire et sécuritaire.
L’annonce est contenue dans une correspondance adressée au gouverneur de la ville-province de Kinshasa par le Comité représentatif des déplacés de l’Est. Le document, signé par son président, Mulikuza Byamungu Jordan, informe les autorités provinciales de la tenue de cette manifestation conformément aux dispositions légales relatives à la liberté de manifestation pacifique.
Selon les organisateurs, cette marche vise à porter à l’attention du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, les préoccupations, attentes et recommandations des populations déplacées à la suite de l’insécurité persistante qui sévit dans les provinces de l’Est du pays.
D’après l’itinéraire communiqué, les participants se rassembleront sur le boulevard du 24 Novembre avant de se diriger vers le bâtiment de la Primature en passant par la Place des Évolués. À leur arrivée, un mémorandum sera lu publiquement puis déposé officiellement auprès de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Le Comité représentatif des déplacés affirme que cette mobilisation se déroulera dans un esprit « strictement pacifique, citoyen et républicain ». Les organisateurs assurent avoir pris l’engagement de sensibiliser les participants au respect de l’ordre public ainsi qu’à la protection des personnes et des biens durant toute la manifestation.
Cette initiative intervient alors que des milliers de Congolais ayant fui les violences armées dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri continuent de vivre dans des conditions difficiles, aussi bien dans les sites de déplacement que dans les différentes villes du pays où ils ont trouvé refuge.
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À travers cette démarche, les déplacés espèrent attirer davantage l’attention des autorités nationales sur leurs conditions de vie et sur la nécessité de renforcer les actions en faveur du retour de la paix, de l’assistance humanitaire et de la réinsertion des populations affectées par les conflits armés dans l’Est de la RDC.
