Une situation humanitaire préoccupante est signalée dans le groupement Walowalwanda, en territoire de Walikale (Nord-Kivu), où des milliers de déplacés en provenance de Ziralo dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu vivent dans des conditions extrêmement difficiles, sans assistance adéquate.

Selon l’organisation Action pour la Restauration de la Paix et la Justice (ARPJ), ces déplacements massifs ont été provoqués par la reprise des affrontements entre groupes armés dans le groupement de Ziralo, en chefferie de Buhavu. Depuis le mois dernier, des populations entières, majoritairement composées de femmes et d’enfants, ont fui les violences pour se réfugier à Lulambo et dans d’autres zones de Walowalwanda.

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Le bilan humanitaire est alarmant. D’après les informations recueillies, au moins un enfant meurt chaque jour de maladies telles que le paludisme et d’autres infections.

Plusieurs femmes enceintes accouchent dans des conditions précaires, souvent en pleine fuite, et au moins sept décès maternels ont déjà été enregistrés dans ce camp de déplacés.

Depuis le vendredi 1er mai jusqu’au dimanche 3 mai 2026, de nouveaux affrontements ont opposé des combattants Wazalendo, soutenus par les FARDC, aux éléments du M23.

Des sources concordantes indiquent que certaines zones sont sous contrôle d’autorités de facto, bien que des tirs soient encore signalés dans les périphéries des villages.

Le bilan matériel fait état d’importants dégâts : au moins 27 maisons incendiées dans les villages de Budje et Bulemezi, ainsi que l’incendie de l’école primaire Nyalugusha.

Face à ces violences, la quasi-totalité de la population a fui vers le groupement Walowalwanda, dans le secteur de Bakano, aggravant la pression humanitaire dans cette zone.

Sur place, les conditions de vie des déplacés sont jugées critiques. Les familles manquent d’eau potable, de nourriture et de soins de santé. Les enfants sont exposés à la faim, aux maladies liées aux intempéries et aux infections, tandis que les activités scolaires sont à l’arrêt, augmentant les risques d’exploitation.

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L’ARPJ, organisation active dans la zone, indique avoir mis en place un espace ami des enfants (EAE) et collaborer avec des structures communautaires pour apporter un soutien minimal. Elle lance toutefois un appel urgent au gouvernement congolais et aux organisations humanitaires pour une intervention immédiate afin de répondre aux besoins vitaux des déplacés.

Jean-Luc M.

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