L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a rejeté, ce mercredi 29 avril 2026, la motion de défiance visant le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, à l’issue d’une séance plénière marquée par de vives tensions.
Sur les 500 députés nationaux que compte la chambre basse, 490 ont pris part à cette plénière, illustrant l’importance accordée à cette initiative de contrôle parlementaire.
Selon les informations relayées sur le compte officiel de l’Assemblée nationale sur le réseau social X, le débat de fond n’a finalement pas été mené à son terme.
L’honorable Gary Sakata a soulevé une motion incidente pointant des irrégularités majeures dans la rédaction et la procédure de la motion introduite le 13 avril 2026 par le député Laddy Lotika Likwela.
Ces vices de forme ont été jugés suffisamment graves pour empêcher la poursuite de l’examen du texte en plénière.
Les travaux ont été dirigés par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, qui a opté pour une gestion équilibrée des échanges.
Ce dernier a permis aux initiateurs de la motion de présenter leurs arguments, tout en garantissant au vice-Premier ministre la possibilité de se défendre, dans le strict respect du règlement intérieur. Une posture saluée par plusieurs élus.
À l’issue des débats, le rejet de la motion permet à Jacquemain Shabani de rester en fonction au sein du gouvernement.
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Cette décision met en évidence la primauté des exigences procédurales dans le fonctionnement des institutions, au-delà des divergences politiques.
Elle s’inscrit également dans la volonté affichée de consolider l’État de droit, où le contrôle de l’action gouvernementale s’exerce dans le respect des règles démocratiques.
Landry Barhalibirhu
