Un mouvement de retrait des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 mars soutenus par la force rwandaise a été observé depuis la nuit de lundi à mardi 24 mars 2026 dans plusieurs localités du territoire de Lubero, au Nord-Kivu, selon des sources locales concordantes.
Ce retrait concerne notamment les zones de Musimba, Munyakondimi, sur l’axe Marereka-Kipese, ainsi que la localité d’Ivatama, marquant un changement notable dans la configuration sécuritaire de cette partie de la République démocratique du Congo.
D’après plusieurs témoignages, les combattants auraient quitté leurs positions sous le couvert de la nuit. Ce n’est qu’au lever du jour que les habitants ont constaté que les positions autrefois occupées étaient désertes.
À Kipese, c’est aux environs de 11 heures que les rebelles ont commencé à abandonner progressivement les bâtiments administratifs et habitations qu’ils occupaient depuis environ une année et deux mois.
« La position des rebelles est vide. Ils se sont apparemment retirés pendant la nuit. Nous venons de nous réveiller en constatant leur départ », a confié un habitant de la zone.
De Munyakondimi jusqu’au centre de Kipese, plusieurs sources confirment ce retrait, sans toutefois préciser la destination exacte des combattants. Certains témoignages évoquent un mouvement en direction de Kasima et Kitsombiro.
Sur place, la population ayant réinvesti les zones abandonnées a découvert l’ampleur du dispositif militaire laissé derrière : tranchées profondes et positions fortifiées témoignent d’une présence prolongée et structurée.
Pour les habitants, ce départ est perçu comme un véritable soulagement après des mois passés sous la domination de ces groupes armés, accusés d’exactions et de pressions sur les civils.
Cependant, malgré ce répit, de nombreuses interrogations persistent quant aux motivations réelles de ce retrait et aux conséquences possibles sur l’évolution de la situation sécuritaire dans la région
