Le vice-président du Sénat et président du parti politique AFDC-A, le professeur Bahati Lukwebo, exige le retrait préalable des troupes rwandaises du territoire congolais avant l’organisation d’un dialogue inclusif destiné à résoudre la crise sécuritaire en République démocratique du Congo.
Selon lui, la priorité pour la RDC reste l’application de la résolution 2773 des Nations Unies, qui demande le retrait des forces rwandaises du sol congolais.
« Pour l’AFDC et ses alliés, nous savons que c’est historique : cela a toujours été ainsi. Même ceux qui se battent finissent par se retrouver autour de la table pour s’entendre. Nous l’avons déjà expérimenté à Sun City et dans d’autres circonstances. Il y a eu de nombreuses conférences à Luluabourg, à Madagascar, à Panama et ailleurs », a déclaré Bahati Lukwebo.
Pour ce leader politique, une fois ce retrait obtenu, les Congolais pourront engager un dialogue national afin de régler les différends internes et envisager une réconciliation, y compris avec certains groupes ayant pris les armes.
« Il s’agira de voir comment mettre de l’ordre dans notre maison, qu’on appelle la République démocratique du Congo. Nous insistons également sur la bonne gouvernance, car peut-être que certaines guerres auraient pu être évitées si nous avions une bonne gouvernance. Nous sommes favorables au dialogue, mais nous proposons un certain chronogramme », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs acteurs politiques et sociaux appellent à l’organisation d’un dialogue inclusif pour faire face aux défis auxquels le pays est confronté, notamment la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC.

