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La Solidarité pour le Développement de Kaniola (SODEKA) en collaboration avec la chefferie de Ngweshe; projettent d’organiser une cérémonie commémorative du 14ème anniversaire du massacre de Kaniola dans le territoire de Walungu.

Dans un point de presse tenu dans la ville de Bukavu ce mardi 14 septembre, le coordonnateur de la SODEKA; Juvénal Muhanzi Mufungizi, fait savoir que cette activité sera une occasion de souvenir des hommes et femmes; qui ont été lâchement et violemment abattus par des «barbares» et «assassins».

Il renseigne que c’est depuis 1996 que les Forces Démocratique de Libération du Rwanda FDLR avaient envahi les villages et les forets congolais; et ont violé des mamans, filles, enfants, voir même des hommes avant de les tuer.

«Ils éventraient des femmes enceintes, les enfants, les filles et enterraient les personnes vivantes. Ils ont incendié nos maisons d’habitation, détruit nos centres de santé, nos écoles, nos hôpitaux, nos marchés et nos routes où ils ont coupaient les ponts.» regrette Juvénal Muhanzi.

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Il souligne également que lors de ces massacres, ces ennemies de la paix, avaient même pillés les bétails et les champs, semant terreur et désolation. La SODEKA regrette de constater que 14 ans après; les auteurs de ces massacres restent impunis, circulent librement et ne sont aucunement inquiétés malgré les multiples dénonciations.

Elle demande au gouvernement congolais et à la communauté internationale l’installation d’un Tribunal Pénal international pour le Congo; afin de poursuivre, juger et condamner les auteurs de ces massacres. Elle veut aussi obtenir la réparation individuelle en assurant un enterrement digne.

La SODEKA demande également l’indemnisation des victimes et la réalisation des projets à impacte visible à Kaniola; pour restaurer la vie socio-économique de la population.

Juvénal Muhanzi précise qu’après Kaniola, d’autres massacres ont été perpétrés au Sud-Kivu; comme à Nindja, Kasika, Kaziba, Makobola, Katogota, Kalonge et dans d’autres provinces du pays. Leurs auteurs ne devraient pas rester impunis, selon cette structure citoyenne.

Joel Mugisho

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