La crise institutionnelle qui opposait l’Exécutif provincial et l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu a été officiellement désamorcée à l’issue d’une rencontre de réconciliation tenue samedi 23 mai 2026 à Kinshasa.
L’information a été relayée sur le compte X officiel de l’Assemblée nationale.
Cette rencontre de médiation a réuni les différentes parties en conflit sous la facilitation du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, et du deuxième vice-président du Sénat, Norbert Basengezi Katintima.
Selon la même source, cette démarche a été initiée sous l’impulsion du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le but de préserver la stabilité institutionnelle et l’unité dans une province confrontée depuis plusieurs semaines à de fortes tensions politiques.
Les protagonistes avaient été conviés à cette rencontre sur invitation du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, représenté lors des travaux.
Les échanges ont permis d’aboutir à un consensus salué par l’ensemble des participants.
Au total, vingt-cinq documents ont été signés par les différentes parties, parmi lesquels figurent un code de bonne conduite ainsi qu’un accord d’engagement entre les principaux acteurs institutionnels du Sud-Kivu.
Selon les organisateurs, ces engagements visent notamment à prévenir de nouvelles tensions politiques et à favoriser une collaboration harmonieuse entre les institutions provinciales.
Les participants ont également exprimé leur volonté de privilégier désormais le pardon, la réconciliation et le développement du Sud-Kivu, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et humanitaires persistants dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Les différentes parties ont salué l’implication des autorités nationales ainsi que les efforts des médiateurs ayant contribué à la réussite de cette initiative de réconciliation politique.
Cette désescalade intervient après plusieurs épisodes de tensions entre l’Assemblée provinciale et l’Exécutif provincial du Sud-Kivu, tensions qui avaient alimenté des inquiétudes sur le fonctionnement normal des institutions provinciales.
