Les enseignants du Sud-Kivu éprouvent des difficultés croissantes à réaliser leurs projets personnels et familiaux dans un contexte marqué par la crise économique et l’insécurité liée à la guerre. Yanick Kalume, préfet des études à l’Institut Olimba, situé dans la commune de Kadutu, à Bukavu, déplore cette situation et souligne notamment les difficultés d’accès aux crédits bancaires.
Contacté par La Prunelle RDC ce 29 octobre 2026, il explique que les enseignants traversent une période particulièrement difficile, alors que les possibilités de financement qui leur permettaient auparavant de concrétiser certains projets se sont réduites.
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« Nous traversons d’abord une période de crise. Cette crise est économique, mais elle est aussi liée à la guerre qu’il y a dans la province. En tout cas, l’enseignant est en train de passer par beaucoup de difficultés », témoigne-t-il.
Selon Yanick Kalume, les crédits accordés par les banques aux enseignants affiliés à certains établissements scolaires constituaient auparavant un moyen important de financer des projets personnels et familiaux.
« Auparavant, les écoles étaient affiliées à des banques et nous prenions des crédits pour les enseignants. Ces crédits permettaient aux enseignants de réaliser des projets, notamment aux célibataires de se marier », explique-t-il.
Le préfet des études précise que ces prêts pouvaient atteindre 1.000 à 1.500 dollars américains, tandis que les salaires mensuels des enseignants se situaient généralement, selon son estimation, entre 200 et 300 dollars.
Cette situation illustre les difficultés socioéconomiques auxquelles sont confrontés les professionnels de l’enseignement au Sud-Kivu. Entre la baisse des possibilités de financement, les contraintes économiques et les conséquences de la guerre, la réalisation de projets personnels et la prise en charge des besoins familiaux deviennent plus difficiles pour certains enseignants.
