Accès Humanitaire

Dans plusieurs coins de la province de Rutshuru, des combattants de différents groupes armés exigent de l’argent et des récoltes aux paysans cultivateurs; pour leurs permettre d’accéder à leurs champs. Le montant et biens exigés diffère selon les zones. Mais dans tous les cas,  ils pèsent sur les habitants.

Du groupement de Rugari à celui de Binza en passant par le groupement Bukoma, la situation est pareille. Des habitants sont contraints de payer de l’argent et de donner une partie de leurs récoltes aux groupes armés; pour espérer continuer de  travailler ou d’accéder à leurs champs.

Selon des habitants de Rugari par exemple, deux groupes armés; les  Nyatura coalisés aux FDLR et Turarambiwe, font également payer une somme de dix dollars américains chaque mois; aux tenanciers des boutiques à Rugari centre.

Les responsables de ces groupes armés recouvrent cet argent par des habitants interposés, nous indique-t-on. Pour chaque tête de vache, les éleveurs payent mensuellement 1.500 FC.

Quant aux paysans cultivateurs, ils sont sommés de remettre une bassine de pomme de terre ou de sorgho à chaque récolte, indiquent nos sources.  C’est une contribution à l’effort de sécurisation, selon ces groupes armés. 

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A Nyamuragiza dans la périphérie de Nyamilima en groupement de Binza, un certain Katurebe du groupe armé FDLR Nyatura; conditionne l’accès des paysans à leurs champs par le versement d’une somme de 1.000 FC chaque semaine.

Et comme si cela ne suffisait pas, chaque mercredi; Katurebe soumet les paysans cultivateurs aux travaux forcés dans ses champs, confie un habitant de Nyamilima.

Et à Kahunga dans le groupement Bukoma, des paysans rapportent que des combattants FDLR font payer 5 dollars; pour une superficie de 25 mètres carrés pour chaque saison.

Et à la récolte, chaque paysan doit leur donner un peu plus de 15 kg de soja ou de haricot. Quant aux gestionnaires des tracteurs, ils déboursent 25 ou 50 dollars américains par saison; selon qu’ils travaillent des champs situés en groupement Bukoma ou à Kiseguro, dans le groupement de Binza.

Ceux qui résistent se voient refuser l’accès aux champs, ou sont victimes d’autres abus tel le kidnapping, notamment ces tenanciers des échoppes à Rugari centre.

Parallèlement, ces habitants payent les taxes et autres droits dus à l’Etat congolais représentés à différents niveaux. Et ce  phénomène dure depuis des années dans certains coins; ou depuis quelques mois dans d’autres.

Il pèse trop sur les habitants du territoire de Rutshuru, qui estiment que ceci est une entrave à leur économique. Ils  appellent le Gouvernement congolais à renforcer les opérations de traque de ces groupes armés.

La Rédaction

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