La nuit du lundi 24 au mardi 25 février 2025 a été marquée par un drame à Kibirizi, une localité du territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, où trois civils ont perdu la vie lors d’une incursion d’hommes armés. Ces meurtres, qui touchent un enseignant, un élève et un visiteur, illustrent une fois de plus les conséquences tragiques de la violence sur les vies humaines et les communautés locales.
Les assaillants ont sévi dans les quartiers Kinyatsi et Itala, tuant d’abord un enseignant de l’école primaire Vikira, puis un homme originaire de Kirumba, avant de surprendre et d’abattre un jeune garçon élève en 8ème année à l’Institut Monseigneur Ngabo. Des témoignages de la population locale font état d’une nuit particulièrement agitée, marquée par un climat de terreur et de désespoir.
« Nous avons passé une nuit agitée à Kibirizi. Trois personnes ont été tuées dans deux quartiers de cette agglomération. Les bandits armés se sont introduits dans les quartiers Kinyatsi et Itala, ils se sont d’abord introduits au domicile d’un enseignant de l’EP Vukira, ils l’ont abattu puis un autre homme originaire de Kirumba dans le même quartier a été tué. Alors qu’ils étaient toujours en route, ils ont surpris un jeune garçon, élève à l’école secondaire Monseigneur Ngabo de la place et ils l’ont abattu. Ce matin, toute l’agglomération s’est réveillée dans un état de tristesse », relate une source sur place.
Lire aussi: Rutshuru : une dizaine des civils tués près de Kiwanja côté Busanza
Outre les vies humaines fauchées, ces violences ont également entraîné le pillage de nombreux biens : argent, téléphones, bétail et autres objets précieux ont été emportés par les assaillants, plongeant davantage la communauté dans la souffrance.
Cette tragédie a eu un impact immédiat sur les activités scolaires. Le mardi 25 février, les écoles du centre scolaire de Kibirizi ont suspendu leurs cours en raison du choc ressenti par les élèves et les enseignants. Un besoin urgent de réconfort et de réflexion a pris le dessus, forçant la suspension des activités éducatives pour permettre à chacun de vivre ce moment de deuil et de méditation.
Ce drame est un rappel brutal des conséquences dévastatrices de la violence armée sur les populations civiles. Kibirizi, comme de nombreuses autres localités du Nord-Kivu, vit sous une menace constante, exacerbée par la présence des rebelles du M23.
La perte de vies humaines et les souffrances infligées aux habitants soulignent la nécessité de lutter contre l’impunité, de promouvoir la paix et d’agir pour la protection des civils dans les zones de conflit.