Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a réagi, ce mercredi 22 juillet, à l’annonce d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée à Lubumbashi, l’organisation affirme prendre acte de cette initiative, qu’elle considère comme une opportunité de contribuer à une sortie de crise, tout en estimant que sa réussite dépendra de plusieurs garanties politiques et institutionnelles.
La LUCHA souligne que cette annonce intervient alors que le pays est confronté à une crise sécuritaire et humanitaire persistante, particulièrement dans l’est de la RDC.
Le mouvement évoque la poursuite des violences armées, les déplacements massifs de populations et l’affaiblissement de l’autorité de l’État. Il cite notamment les attaques attribuées aux ADF, au M23, à la CODECO et à la CRP, tout en réitérant sa position selon laquelle le Rwanda soutient le M23.
Selon la LUCHA, un dialogue national ne devrait pas se limiter à un compromis politique ou à un partage du pouvoir, mais intégrer les préoccupations des populations affectées par les conflits.
Dans sa déclaration, le mouvement énumère quatre conditions qu’il considère comme indispensables pour garantir la crédibilité du processus.
La LUCHA appelle d’abord à la libération des prisonniers politiques et d’opinion ainsi qu’à une décrispation du climat politique.
Elle demande ensuite le respect de la Constitution, tout en rejetant toute initiative visant à la modifier à des fins qu’elle qualifie de personnelles.
Le mouvement plaide également pour une participation inclusive réunissant l’opposition politique, la société civile, les mouvements citoyens, les organisations de défense des droits humains, les femmes, les jeunes, la diaspora ainsi que les victimes des conflits.
S’agissant des groupes armés et des mouvements rebelles, la LUCHA estime qu’ils devraient être associés au processus, non pas pour leur accorder une quelconque légitimité, mais afin de favoriser le respect des engagements qui pourraient être pris dans le cadre du dialogue.
Enfin, l’organisation réclame la création d’un mécanisme indépendant chargé d’assurer le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des résolutions qui seraient adoptées.
Cette prise de position intervient alors que les autorités congolaises ont annoncé leur volonté d’organiser un dialogue national inclusif afin de rechercher des solutions à la crise que traverse le pays.
Depuis cette annonce, plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile expriment leurs positions sur les modalités du processus, mettant en avant les conditions qu’ils jugent nécessaires pour garantir son efficacité et favoriser un consensus national.
