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Plus de vingt femmes veuves des militaires morts sur le front ont été dans la rue en ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, au Nord-Est de la République Démocratique du Congo, ce jeudi 04 Février 2021.

Ces dernières sont descendues dans la rue avant de barricader la route pour réclamer les quatres mois de salaire impayés de leurs maris morts sur le champ de bataille.

«Nous sommes au niveau du gouvernorat car sommes des épouses militaires, nos maris ont accepté de mourir pour ce pays et réellement ils sont morts. Cependant voilà 4 mois que nous ne sommes pas entrain de trouver notre argent. Les bailleurs de nos maisons commencent à nous chasser et nos enfants n’étudient plus, où allons-nous chuter. Si le gouvernement n’est pas à mesure de répondre à notre revendication, qu’il nous donne notre décompte final pour que l’on rentre chacune chez soi. Que le gouvernement nous cherche des moyens pour nous faire retourner chacune chez elle », explique certaines épouses.

Ces dernières accusent certaines autorités de détournement de leur solde et plaident pour une aide urgente.

Les sources militaires contactées à ce sujet indiquent que cette situation est consécutive au contrôle biométrique du personnel des FARDC en novembre de l’année dernière où plus de mille personnes parmi lesquelles des militaires actifs, veuves, ne se sont pas retrouvés sur les listes après le contrôle.

Elle appellent ces femmes à la patience car une solution est entrain d’être envisagée par la 32ème région militaire.

Le député provincial Jean-Bosco Asamba qui partage le sentiment de compassion envers ces femmes veuves appelle le gouvernement congolais à vite intervenir pour trouver solution pour ces femmes dont les maris ont servi loyalement la République.

La grogne de Bunia intervient quelques jours seulement après le même mouvement à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu.

En effet, là aussi, des veuves des militaires avaient décidé de barricader la route au niveau de l’ancien État-major de la 33ème région militaire dans la province du Sud-Kivu, perturbant ainsi le commerce et la circulation.

Des pneus avaient donc été brûlés pour faire entendre leurs voix.

Roger Kambale, à Beni

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