L’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 Mars (AFC-M23) accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’avoir mené plusieurs bombardements dans des zones habitées du Nord-Kivu et du Sud-Kivu entre la nuit du samedi 23 et la matinée du dimanche 24 mai 2026.

Dans plusieurs communiqués publiés et relayés sur le réseau social X par son porte-parole, Lawrence Kanyuka, le mouvement rebelle affirme que ces attaques auraient visé notamment les localités de Rumangabo, Rubaya, Minembwe ainsi que certaines zones du territoire de Kalehe.

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Selon l’AFC-M23, un bombardement aurait été mené dimanche 24 mai à 07 heures 35 contre la zone de Rumangabo et le camp des éco-gardes du Parc national des Virunga à l’aide de drones de combat de type CH-4.

Le mouvement affirme que cette attaque aurait causé des pertes en vies humaines, semé la panique parmi les populations civiles et provoqué d’importants dégâts matériels sur des habitations.

« Les forces coalisées du régime de Kinshasa ont procédé à un bombardement criminel et indiscriminé contre la zone densément peuplée de Rumangabo ainsi que le camp des éco-gardes du Parc national des Virunga », déclare Lawrence Kanyuka dans ce communiqué.

L’AFC-M23 affirme également qu’un autre bombardement aurait touché la cité minière de Rubaya dans la nuit de samedi à dimanche vers minuit 15.

Selon le mouvement, cette attaque aurait causé la mort de plusieurs civils et d’importantes destructions de maisons et de biens de la population.

Parallèlement, le groupe armé accuse aussi les FARDC d’avoir intensifié des frappes dans plusieurs localités du Minembwe, notamment à Kalingi, Bidegu, Gakenke, Rugezi, Kalonge et Mikenke.

Toujours selon les déclarations de l’AFC-M23, ces bombardements auraient débuté le samedi 23 mai à 23h00 pour se poursuivre jusqu’au dimanche 24 mai vers 4 heures du matin.

Dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, le mouvement affirme également que des attaques auraient visé la zone de Cyangungu et ses environs, provoquant des déplacements de populations et la destruction de biens.

Dans ses déclarations, l’AFC-M23 accuse les autorités de Kinshasa de violer les accords en cours issus des discussions de Doha et de Washington.

« Alors même que les populations font face à la menace de la maladie à virus Ebola, le régime de Kinshasa poursuit systématiquement des massacres de civils et viole ouvertement les accords en vigueur », affirme le mouvement.

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Le groupe rebelle parle de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité » et interpelle la communauté internationale sur la situation sécuritaire dans les zones qu’il contrôle.

Jusqu’à présent, les FARDC n’ont pas officiellement réagi à ces accusations.

Pendant ce temps, plusieurs sources locales rapportent des mouvements et repositionnements des éléments de l’AFC-M23 dans certaines localités d’Uvira et d’autres zones de l’Est de la RDC.

Certaines sources évoquent un redéploiement stratégique lié au processus de mise en œuvre des engagements issus des discussions de Doha et de Washington actuellement en cours.

En attendant, la situation sécuritaire reste tendue dans plusieurs territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, malgré les initiatives diplomatiques engagées ces derniers mois pour tenter de parvenir à une désescalade des violences dans l’Est de la RDC.

Trésor Wilondja

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