Cent soixante personnes accusées d’être impliquées dans l’installation de barrières illégales sur la route nationale numéro 5 (RN5), axe Bukavu-Uvira, sont détenues à la prison centrale d’Uvira. L’annonce a été faite jeudi 29 octobre 2026 par le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, qui affirme que 18 barrières ont déjà été démantelées sur les 22 recensées.

S’exprimant sur Top Congo FM, le chef de l’exécutif provincial a précisé que quatre barrières restent encore à démanteler. Il a également indiqué que certaines personnes arrêtées portent des uniformes militaires.

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Selon Jean-Jacques Purusi Sadiki, cette opération est menée conjointement par le ministère provincial de la Justice, le Conseil provincial de sécurité et les administrateurs des territoires situés le long de cet axe.

Le gouverneur a par ailleurs annoncé que cette action pourrait être étendue à la route nationale numéro 2, reliant notamment Bukavu, Walungu, Kamituga et Mwenga.

« On est en train de se battre pour neutraliser ces barrières illégales. Nous procédons d’abord à la sensibilisation des jeunes impliqués et celui qui se retrouve encore là après cette étape, il est attrapé », a-t-il déclaré.

Des tracasseries dénoncées depuis plusieurs mois

Le démantèlement de ces barrières intervient après plusieurs mois de plaintes de conducteurs et de voyageurs empruntant cet axe routier stratégique. Des acteurs de la société civile, des chauffeurs et des passagers avaient régulièrement dénoncé la multiplication des tracasseries et l’exigence de sommes variant entre 50.000 et 100.000 francs congolais pour franchir certains points de contrôle illégaux.

La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) avait notamment plaidé pour une restructuration et un encadrement effectif des groupes armés Wazalendo. Elle estimait qu’une prise en charge sérieuse de ces volontaires était nécessaire pour mettre fin aux abus signalés sur la RN5.

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Si l’annonce du gouverneur constitue une étape dans la lutte contre ces barrières, les usagers attendent désormais des résultats durables sur le terrain. Cet axe reste essentiel pour la mobilité des personnes et les échanges commerciaux entre Bukavu et Uvira.

Séraphin Mapenzi

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