Des écoles primaires officielles et conventionnées relevant de la province éducationnelle Sud-Kivu 1 sont accusées d’exiger des contributions financières aux parents, malgré le principe de la gratuité de l’enseignement primaire. Face à ces allégations, l’inspecteur principal provincial (IPP), Jean-Marie Mwayesi Bileka, appelle les parents à dénoncer toute perception contraire aux instructions officielles.

Contacté par La Prunelle RDC le 26 octobre 2026, le responsable affirme ne pas disposer, à ce stade, d’informations confirmant une violation de ces instructions. Il assure toutefois que des mesures pourront être prises si les faits sont établis.

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« Nous savons que la gratuité de l’enseignement primaire est sacrée et consacrée par la Constitution et que les autorités locales ont répercuté des instructions interdisant toute perception dans les écoles primaires. À ma connaissance, je n’ai pas d’informations faisant état d’une violation de ces instructions. J’ai échangé avec le responsable chargé de l’enseignement primaire », explique Jean-Marie Mwayesi Bileka.

Il invite les parents confrontés à ces pratiques à saisir les services compétents afin de permettre aux autorités de vérifier les faits et, le cas échéant, de faire respecter la réglementation.

« Nous allons intervenir et faire appliquer la loi. Nous pensons que nul n’est au-dessus de la loi. Si des personnes s’obstinent à demander clandestinement de l’argent aux parents, n’hésitez pas à dénoncer ces pratiques afin que nous puissions agir », prévient-il.

De leur côté, certains responsables des établissements concernés estiment que les contributions demandées ne constituent pas, selon eux, une violation de la gratuité, mais répondent plutôt aux besoins de fonctionnement des écoles.

L’un d’eux, qui a requis l’anonymat, explique que ces sommes serviraient notamment à fabriquer des pupitres, à construire des infrastructures scolaires et à rémunérer des agents d’appui, tels que les sentinelles et les gardiens.

Ces justifications soulèvent néanmoins des interrogations sur la conformité de ces perceptions aux instructions en vigueur, particulièrement dans les écoles officielles et conventionnées dont les enseignants sont rémunérés par l’État.

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L’IPP de Sud-Kivu 1 réaffirme ainsi son appel à la vigilance et encourage les parents à signaler les éventuelles perceptions irrégulières. Les autorités compétentes pourront alors examiner les faits et déterminer les mesures à prendre pour garantir le respect de la gratuité de l’enseignement primaire.

Bertin Byamungu

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