La rentrée scolaire 2026-2027 s’annonce incertaine dans la province éducationnelle Nord-Kivu 2. Réunis en assemblée générale de l’intersyndicale provinciale des syndicats des enseignants, ce samedi 29 août à Butembo, les représentants des enseignants ont décidé de ne pas reprendre le chemin de l’école ce mardi 1er septembre 2026.
Cette décision intervient dans un contexte marqué notamment par la persistance de l’épidémie de maladie à virus Ebola, une situation sécuritaire préoccupante dans plusieurs zones de la province ainsi que des revendications liées à la prise en charge sociale des enseignants.
Dans leur déclaration, les syndicats affirment avoir analysé la situation sanitaire, sociale et sécuritaire du Nord-Kivu 2, après avoir pris connaissance de la position de l’intersyndicale nationale concernant la rentrée scolaire 2026-2027.
La menace d’Ebola au cœur des préoccupations
La présence de la maladie à virus Ebola constitue l’une des principales raisons avancées par les enseignants.
Selon l’intersyndicale, la poursuite de l’épidémie expose les acteurs du secteur éducatif, notamment les enseignants et les élèves, à un risque de contamination.
Les syndicats estiment ainsi que des mesures appropriées doivent être prises afin de garantir la sécurité sanitaire dans les établissements scolaires avant toute reprise effective des activités.
L’insécurité également dénoncée
À cette préoccupation sanitaire s’ajoute la situation sécuritaire dans plusieurs territoires du Nord-Kivu.
L’intersyndicale déplore la persistance de l’insécurité, qu’elle considère comme un facteur susceptible de compromettre la sécurité des enseignants et des élèves ainsi que le bon déroulement de l’année scolaire.
Les représentants des enseignants appellent donc les autorités à prendre des mesures afin d’améliorer les conditions sécuritaires dans les zones concernées.
Des revendications sur la mutuelle des enseignants
Sur le plan social, l’intersyndicale dénonce également la non-implantation de la mutuelle des enseignants dans les territoires de Beni et Lubero, ainsi que l’absence de prise en charge des personnes à charge des enseignants.
Pour les syndicats, cette question constitue une préoccupation majeure qui nécessite l’intervention des autorités compétentes.
Les autorités appelées à intervenir
Face à ces différentes préoccupations, l’intersyndicale provinciale des syndicats des enseignants du Nord-Kivu 2 demande aux autorités locales de s’impliquer afin de trouver des solutions avant toute reprise des cours.
« La santé est un droit et non une faveur », insiste l’intersyndicale dans sa déclaration faite à Butembo le 29 août 2026.
La décision des enseignants du Nord-Kivu 2 pourrait ainsi perturber la rentrée scolaire prévue ce mardi 1er septembre dans cette province éducationnelle, alors que les autorités éducatives avaient annoncé la reprise des activités scolaires pour l’année 2026-2027.
