Deux personnes ont été grièvement blessées dans la nuit de mardi à mercredi 19 août 2026 après une attaque de drones contre l’hôtel Mwalu, situé à Fizi-Centre, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu.
Selon une communication du secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Sud-Kivu des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), l’attaque est survenue vers 1 heure du matin. Deux bombes auraient été larguées par des drones de type TB2, causant d’importants dégâts matériels à cet établissement qui hébergeait des civils.
Le secteur opérationnel à travers le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, Porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, attribue ces frappes à des drones « pilotés depuis le Rwanda » et affirme que l’attaque a ciblé une installation civile.
L’armée congolaise condamne ce qu’elle présente comme une violation du droit international humanitaire ainsi que des engagements issus des accords de Washington.
Le commandant du secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, le colonel Apoko Bangala Michel, assure que les FARDC restent déterminées à protéger les populations face aux menaces qu’elles attribuent aux RDF et à leurs alliés, et annonce une riposte.
Les FARDC annoncent également la suppression de barrières illégales à Fizi
Par ailleurs, dans le cadre du renforcement de la relation entre civils et militaires, le colonel Apoko Bangala Michel s’est rendu lundi 17 août à Kananda et Bachikalangwa, dans le secteur de Ngaza, en territoire de Fizi.
Au cours de cette visite, le commandant des opérations a ordonné la suppression des barrières jugées illégales dans la zone, estimant qu’elles entravent la libre circulation de la population.
Accompagné notamment de l’administrateur du territoire de Fizi, Kalonji Badibanga Samy, et de plusieurs notables locaux, il a également échangé avec les habitants sur les questions sécuritaires et la collaboration entre civils et militaires.
Le colonel Apoko Bangala a réaffirmé la détermination des FARDC à poursuivre leurs opérations afin de reprendre les zones occupées, selon l’armée, par les rebelles de l’AFC-M23 et leurs alliés rwandais.
Cette visite s’inscrit, selon le secteur opérationnel, dans une démarche visant à renforcer la confiance entre la population et les forces de défense, lutter contre les pratiques illégales et favoriser le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans les zones affectées par l’insécurité.
