Quatre ans après les manifestations anti-MONUSCO du 26 juillet 2022 à Butembo, dans le Nord-Kivu, le dossier des victimes connaît un nouveau développement. Me Jimmy Peruzi annonce des démarches judiciaires après le rejet d’une demande de réparation adressée à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Dans une déclaration enregistrée en vidéo, l’avocat indique qu’une demande visant à obtenir réparation pour les préjudices subis par les victimes des événements de juillet 2022 n’a pas reçu une suite favorable. Il annonce, en conséquence, son intention de saisir les instances judiciaires compétentes afin de faire avancer le dossier.

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Les manifestations du 26 juillet 2022 s’inscrivaient dans un contexte de forte contestation de la présence de la MONUSCO dans l’Est de la RDC. À Butembo, la mobilisation avait dégénéré en violences autour des installations de la mission onusienne, faisant plusieurs morts parmi les manifestants et les populations.

La MONUSCO avait également enregistré des pertes dans ses rangs. Selon les informations communiquées à l’époque par la mission, trois membres de son personnel avaient été tués lors de l’attaque de sa base à Butembo.

Les victimes réclament réparation

Depuis ces événements, des victimes et leurs proches réclament notamment la reconnaissance des préjudices subis ainsi qu’une réparation pour les pertes humaines et matérielles enregistrées.

C’est dans ce cadre qu’une demande de réparation avait été adressée à la MONUSCO. Me Jimmy Peruzi affirme désormais que cette démarche a été rejetée, sans que les motifs précis de cette décision ne soient, à ce stade, détaillés publiquement.

La nouvelle initiative de l’avocat vise donc à porter le dossier sur le terrain judiciaire afin d’obtenir des éclaircissements sur la responsabilité et les possibilités de réparation pour les personnes affectées.

Cette démarche intervient quatre ans après les violences et alors que les conséquences de ces événements continuent de peser sur certaines familles de Butembo.

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Elle pourrait également relancer le débat sur les mécanismes permettant aux victimes d’obtenir réparation dans le cadre d’incidents impliquant des opérations de maintien de la paix des Nations unies.

Salomon Kwiraviwe

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