La ville de Kamituga au Sud-Kivu, est restée quasiment paralysée ce lundi 13 juillet 2026 à l’occasion d’une journée « ville morte » organisée pour dénoncer la recrudescence de l’insécurité qui secoue cette cité minière.
Dès les premières heures de la matinée, les commerces, boutiques, marchés, établissements scolaires et plusieurs autres activités socio-économiques sont restés fermés. Les habitants ont largement répondu à cet appel de protestation afin d’exprimer leur ras-le-bol face à la multiplication des actes criminels enregistrés ces dernières semaines.
Cette mobilisation intervient notamment après deux drames qui ont profondément marqué la population. Dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 juillet, une jeune femme identifiée comme Nathalie Kibasomba a été retrouvée morte dans une zone boisée de Kalingi Bishilu. Selon les premières informations, elle aurait été victime de violences avant d’être tuée. Quelques jours auparavant, le samedi 4 juillet, le jeune commerçant Bonané Bulambo avait également été assassiné par des hommes armés.
Tout au long de la journée, plusieurs jeunes ont parcouru les principales artères de la ville pour réclamer des mesures urgentes en faveur de la sécurité. Munis de banderoles et de pancartes, ils ont exprimé leur indignation à travers des slogans tels que : « Nous sommes fatigués par l’insécurité », « Trop c’est trop » et « Que la justice fasse son travail ».
Les manifestants demandent aux autorités compétentes de renforcer les dispositifs sécuritaires, de diligenter des enquêtes afin d’identifier les auteurs des crimes et de les traduire en justice conformément à la loi.
La population estime que le retour de la paix et de la sécurité est indispensable pour permettre aux habitants de reprendre normalement leurs activités économiques et sociales. Elle appelle également les services de sécurité à intensifier les patrouilles et à prendre des mesures efficaces pour mettre fin au climat de peur qui règne actuellement à Kamituga.
Mukamba Mulebelwa Big-Merci
