Dans plusieurs localités du territoire de Kabare, les conséquences de plus d’une année de conflit continuent d’affecter le parcours scolaire des élèves. Plusieurs candidats et leurs parents, font état de conditions de vie précaires qui compliquent la passation des examens d’État.
De nombreux élèves vivent encore dans des familles d’accueil ou dans des sites de déplacement après avoir fui les violences armées. D’autres parcourent quotidiennement de longues distances pour rejoindre leurs centres d’examen, souvent sans moyens de transport adéquats. A ces difficultés s’ajoute l’insécurité alimentaire qui frappe plusieurs ménages. Certains candidats affirment se présenter aux examens sans avoir pris de repas, faute de ressources suffisantes au sein de leurs familles. Une situation qui affecte leur concentration et leur capacité à affronter sereinement ces épreuves décisives pour leur avenir.
Face à cette réalité, les parents d’élèves estiment que les besoins des finalistes dépassent aujourd’hui le simple cadre éducatif. Ils sollicitent un appui humanitaire sous forme de vivres afin de lutter contre la faim qui touche de nombreuses familles déplacées et vulnérables.
Ils demandent également la distribution de fournitures scolaires, notamment des cahiers, stylos et autres matériels indispensables, ainsi qu’un accompagnement des ménages affectés par la crise pour permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité dans de meilleures conditions.
La résilience des élèves déplacés à Kamanyola
Dans la cité de Kamanyola, en territoire de Walungu, plusieurs élèves déplacés intégrés aux listes des candidats saluent les efforts consentis par les acteurs du secteur éducatif pour leur permettre de participer aux examens malgré leur arrivée tardive liée aux déplacements.
Ces candidats affirment aborder les épreuves avec détermination et espèrent réussir grâce à leur résilience face aux difficultés humanitaires et sécuritaires qu’ils ont traversées au cours de l’année scolaire.
Les enseignants rencontrés reconnaissent également les efforts déployés pour sauver une année scolaire fortement perturbée par les déplacements de populations, l’insécurité et les difficultés socio-économiques.
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Alors que les examens se déroulent dans un climat relativement calme dans les centres opérationnels, les parents et les acteurs éducatifs rappellent que de nombreux élèves restent exposés à des vulnérabilités importantes. Ils appellent les organisations humanitaires et les partenaires de l’éducation à renforcer leur soutien en faveur des enfants affectés par les conflits, afin que les difficultés humanitaires ne compromettent pas leur droit à l’éducation et leurs chances de réussite.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.
