À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées, célébrée chaque 15 juin, la Coordination nationale du Mouvement des sociétés civiles (MSCO) a lancé un appel à la protection et au respect des personnes âgées, rappelant que leur dignité doit être préservée à toutes les étapes de la vie.
Dans son message, le MSCO souligne que la vieillesse constitue une étape naturelle de l’existence humaine, qui succède à l’enfance et à la jeunesse. L’organisation estime que toute personne est appelée, tôt ou tard, à connaître cette période de la vie et qu’il est dès lors indispensable de bâtir une société fondée sur la solidarité entre les générations.
« On ne naît pas vieux, on le devient », rappelle le mouvement, insistant sur le fait que les personnes âgées méritent considération, accompagnement et protection plutôt que rejet ou marginalisation.
Le MSCO attire particulièrement l’attention sur les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les aînés en République démocratique du Congo. Parmi elles figurent la précarité financière, l’accès limité aux soins de santé ainsi que la fragilité physique liée au vieillissement. Selon l’organisation, cette réalité exige une prise en charge médicale régulière et un soutien accru de la part des familles et des pouvoirs publics.
L’organisation dénonce également l’abandon dont sont victimes certains parents âgés de la part de leurs propres enfants. Elle qualifie ce comportement de « faute lourde et impardonnable », rappelant que les personnes qui ont soutenu et accompagné leurs proches durant leur jeunesse méritent, à leur tour, d’être entourées et assistées lorsqu’elles avancent en âge.
« Ceux qui ont soutenu leurs proches durant leur jeunesse méritent, à leur tour, d’être accompagnés dans la vieillesse », souligne le MSCO, qui appelle chacun à prendre conscience de sa responsabilité morale et sociale.
Au-delà des privations matérielles, le mouvement condamne avec fermeté les discriminations et violences psychologiques dirigées contre les personnes âgées. Il déplore notamment les accusations de sorcellerie dont certaines d’entre elles sont victimes, ainsi que leur exclusion de la vie communautaire à travers des propos dégradants ou des attitudes de rejet.
Pour le MSCO, ces pratiques portent atteinte à la dignité humaine et contribuent à isoler davantage une catégorie déjà vulnérable.
« Demain, chacun sera à son tour vieux et devra affronter les mêmes réalités. Respecter les aînés, c’est donc aussi se préparer à être respecté dans l’avenir », rappelle l’organisation.
Le mouvement exprime par ailleurs son inquiétude face à la situation particulière des personnes âgées vivant dans les zones affectées par les conflits armés dans l’est de la République démocratique du Congo. Souvent isolées, déplacées ou privées d’assistance adaptée, elles subissent de plein fouet les conséquences des violences et de la faiblesse des mécanismes de protection sociale.
Face à cette situation, le MSCO appelle les autorités nationales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations humanitaires à intensifier leurs efforts afin d’apporter une assistance spécifique aux personnes âgées, particulièrement dans les régions touchées par l’insécurité.
À travers cette journée mondiale, l’organisation rappelle que la vieillesse ne constitue ni une faiblesse ni un fardeau pour la société, mais une étape de vie qui mérite respect, protection et reconnaissance.
« Respecter, soutenir et accompagner les personnes âgées n’est pas seulement un devoir moral ; c’est aussi un investissement dans notre propre avenir », conclut le MSCO.
Pour l’édition 2026, la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées est célébrée sous le thème : « Au-delà de la sensibilisation : pour une prévention efficace de la maltraitance des personnes âgées ».
