À quelques heures du lancement de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP), prévu ce jeudi 4 juin 2026 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, l’Inspecteur général de l’Éducation nationale, Hubert Kimbonza, a appelé les candidats ainsi que tous les intervenants à observer strictement les mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola.

S’exprimant mardi devant la presse à Kinshasa, le haut responsable de l’éducation a insisté sur la nécessité de garantir un déroulement sécurisé des épreuves dans un contexte marqué par une vigilance sanitaire accrue liée à l’épidémie d’Ebola qui touche plusieurs provinces du pays.

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Pour limiter les risques de propagation du virus dans les centres d’examen, Hubert Kimbonza a annoncé plusieurs mesures obligatoires. Il s’agit notamment du port du masque pour tous les candidats, de l’installation systématique de dispositifs de lavage des mains dans chaque centre, de l’utilisation obligatoire du savon ou du gel hydroalcoolique ainsi que du respect strict de la distanciation physique.

L’Inspecteur général a également confirmé le calendrier officiel des examens nationaux pour l’année scolaire 2025-2026. Après l’ENAFEP, le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) est prévu du 11 au 12 juin, tandis que la session ordinaire de l’Examen d’État se tiendra du 22 au 25 juin 2026.

Parallèlement aux préparatifs des épreuves, une avancée importante a été enregistrée dans le dialogue entre le gouvernement et les inspecteursde l’enseignement.

Réunis dimanche 31 mai à Kinshasa, les membres du Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) des provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont finalement levé leur menace de boycott des examens nationaux.

Selon les informations communiquées, cette décision intervient après des assurances données concernant le paiement des arriérés financiers liés à l’organisation des examens de l’année 2025, dont seulement 51 % avaient été jusque-là décaissés.

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Sur instruction de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, le gouvernement a indiqué que les fonds destinés à la prise en charge des opérateurs des examens avaient déjà été décaissés et se trouvent actuellement en cours de traitement au niveau des institutions financières compétentes.

À travers ces mesures sanitaires et administratives, les autorités éducatives congolaises espèrent assurer un déroulement normal des examens certificatifs malgré le contexte sécuritaire et sanitaire préoccupant dans plusieurs régions du pays.

Joseph Aciza

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