Les activités socio-économiques sont restées fortement perturbées ce jeudi 14 mai 2026 dans la ville de Beni, à la suite d’un appel à une journée ville morte lancé par plusieurs mouvements citoyens et groupes de pression pour dénoncer la persistance de l’insécurité dans les territoires de Beni et Mambasa.
Dès les premières heures de la matinée, la ville, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, a affiché un visage inhabituel. Plusieurs boutiques, magasins et alimentations sont restés fermés tandis que les écoles ont été désertées par les élèves et les enseignants.
La circulation est également restée réduite dans plusieurs artères principales de la ville.
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Au marché central de Kilokwa, les étalages sont restés vides durant une grande partie de l’avant-midi avant une reprise progressive des activités commerciales.
Dans plusieurs quartiers de la ville, les petits marchés et points de vente ont également observé le mot d’ordre des organisateurs.
Cette mobilisation populaire intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques armées, des massacres de civils et de la criminalité urbaine dans les territoires de Beni et Mambasa.
Les mouvements citoyens à l’origine de cette action affirment vouloir interpeller les autorités sur l’urgence de restaurer la sécurité et d’assurer une meilleure protection des populations civiles.
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Malgré un important déploiement des éléments de la Police nationale congolaise dans plusieurs points stratégiques de la ville, la population a largement respecté l’appel à la paralysie des activités, traduisant un profond mécontentement face à la dégradation continue de la situation sécuritaire.
Pour plusieurs habitants, cette journée constitue un message fort adressé aux autorités nationales et provinciales afin que des mesures concrètes soient prises pour mettre fin aux violences qui endeuillent régulièrement la région.
La Rédaction
