La Société Civile du Sud-Kivu dénonce l’enlèvement suivi de l’arrestation de Christian Ziganira Mwambali, Président de la Société Civile du territoire de Walungu. Selon un communiqué publié mercredi 13 mai 2026 à Uvira, cet acteur de la Société Civile aurait été interpellé mardi soir à Walungu-Centre par des services de renseignement affiliés à l’AFCM23.

Dans sa déclaration, la Présidente Provinciale de la Société Civile affirme avoir recoupé plusieurs informations concordantes sur les circonstances de cette arrestation.

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Selon elle, Christian Ziganira Mwambali aurait été ciblé après avoir refusé une proposition de nomination comme administrateur du territoire et décliné une demande visant à sensibiliser des jeunes à rejoindre le mouvement rebelle.

La Société Civile affirme également que son représentant aurait dénoncé des pratiques de rançonnement de la population liées à une prétendue assistance humanitaire.

« Il a dénoncé le rançonnement de la population par une dame qui dirige une asbl prétendument partenaire du PAM », indique le communiqué.

D’après cette organisation, cette femme aurait exigé le paiement de 5.000 francs congolais par ménage pour l’identification de bénéficiaires supposés d’une assistance humanitaire destinée à Ciherano, dans le groupement de Lurhala.

Le communiqué précise encore que Christian Ziganira Mwambali aurait également découragé l’administration rebelle de s’ingérer dans les affaires coutumières locales.

La Société Civile du Sud-Kivu dit s’inquiéter de ce qu’elle présente comme le 12e cas d’intimidation visant des animateurs de la société civile dans la province.

Elle condamne des actes qualifiés « d’inhumains et dégradants » et interpelle plusieurs organisations nationales et internationales, notamment la MONUSCO, le BCNUDH, Amnesty International ainsi que Human Rights Watch.

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« Être défenseur des droits humains n’est pas un crime », insiste le communiqué signé par Néné Bintu Iragi.

La structure appelle les parties au conflit à respecter les droits humains et à garantir la protection des membres de la société civile, qu’elle décrit comme des acteurs « inoffensifs, non armés et apolitiques ».

Elle exige enfin la libération immédiate de Christian Mwambali.

Jean-Luc M.

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