La Société Civile urbaine de Butembo hausse le ton après l’assassinat d’un père de famille survenu dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai 2026 au quartier Mukalangirwa, en commune de Vulamba, dans la ville de Butembo.
Selon cette structure citoyenne, des hommes armés non identifiés ont fait irruption vers 23 heures au domicile de Kasereka Kayumbu Adhémar. Après avoir forcé la porte de la maison, les assaillants auraient sorti la victime avant de l’abattre à quelques mètres de sa résidence, dans la cellule Vulindi.
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« Un père de famille arraché brutalement aux siens »
Réagissant à ce nouveau drame, Jackson Kangitsi, vice-président de la Société Civile urbaine de Butembo, a condamné fermement cet assassinat qu’il qualifie d’acte odieux.
« Nous sommes profondément choqués par ce nouveau cas d’assassinat ciblé. Un père de famille, responsable de ménage, arraché brutalement aux siens dans sa propre maison. C’est inacceptable. La population de Mukalangirwa vit dans la psychose depuis plusieurs semaines », déclare-t-il.
Selon lui, cette situation démontre la persistance de l’insécurité dans plusieurs quartiers de Butembo malgré les efforts des autorités locales.
Face à cette recrudescence des violences, la société civile demande aux autorités urbaines et aux services de sécurité de renforcer les dispositifs sécuritaires, notamment les patrouilles nocturnes.
« Nous demandons aux autorités urbaines et aux services de sécurité de passer à la vitesse supérieure. Il faut renforcer les patrouilles nocturnes et démanteler ces réseaux criminels qui endeuillent nos familles. Nous appelons aussi la population à la vigilance et à une collaboration franche avec la police et l’armée en dénonçant tout cas suspect », ajoute Jackson Kangitsi.
La Société Civile rappelle que cet assassinat s’inscrit dans une série d’actes criminels enregistrés récemment dans la commune de Vulamba.
Elle cite notamment l’assassinat d’un taximan membre de l’ATAMOV sur l’avenue Sebe dans la nuit du 21 au 22 avril 2026 ainsi qu’un cambriolage accompagné de tirs d’armes à feu le 8 mai dernier en cellule Vulinda.
Pour les acteurs de la Société Civile, le renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité reste indispensable afin de restaurer la quiétude dans cette partie du Nord-Kivu où les habitants vivent désormais dans la peur permanente.
