Un inspecteur de l’enseignement dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, a appelé l’État congolais à revaloriser de manière urgente et raisonnable la rémunération des enseignants, à l’occasion de la célébration de la fête du Travail, le 1er mai 2026.
Il s’agit de Malira Bazungu Espoir, inspecteur de l’éducation dans la Sous-Division Kalehe 1, qui estime que le salaire des enseignants doit être suffisant pour couvrir les besoins de base, notamment les soins de santé, l’alimentation, le logement, la scolarité des enfants, le transport, ainsi que l’accès à l’eau et à l’électricité, dans un contexte marqué par la guerre.
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« Vraiment, le travail de titan de l’enseignant mérite un traitement d’une haute considération, surtout dans ce contexte de guerre. Un enseignant figure parmi les héros vivants », a-t-il déclaré.
À cette occasion, il a également rendu hommage à l’ensemble des travailleurs de la République démocratique du Congo, avec une attention particulière aux opérateurs pédagogiques dont l’engagement reste essentiel au fonctionnement du système éducatif.
Se disant pleinement engagé dans sa mission, Malira Bazungu Espoir affirme être satisfait de la responsabilité lui confiée par l’État, consistant à contribuer à sauver des vies humaines à travers un enseignement de qualité.
De son côté, l’enseignant Chamikolo Kitwembi Libertin, de la sous-division Bukavu 3, a souligné que le quotidien des enseignants est marqué par de lourds sacrifices. Il évoque notamment l’insécurité autour des écoles, les cas de vols dans plusieurs établissements, le retard des salaires, ainsi que le manque d’infrastructures et de matériel didactique.
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Selon lui, cette précarité entraîne une forte démotivation et pousse certains enseignants à abandonner la profession au profit d’autres opportunités, notamment au sein des ONG.
Enfin, il a invité les parents et l’ensemble de la communauté à soutenir les enseignants, rappelant que l’éducation constitue un combat collectif essentiel pour l’avenir de la nation.
