À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2026, UNESCO appelle la communauté internationale à placer l’accès à une information fiable au cœur des stratégies de paix, soulignant que la vérité constitue un socle essentiel pour bâtir des sociétés justes et résilientes.
Dans son dernier rapport sur les « Tendances mondiales en matière de liberté d’expression et de développement des médias », l’organisation dresse un constat préoccupant. Depuis 2012, la liberté d’expression a reculé de 10 % à l’échelle mondiale. Parallèlement, l’autocensure progresse : 63 % des journalistes reconnaissent éviter certains sujets sensibles, notamment la corruption, les droits humains ou les crises environnementales, par crainte de représailles.
L’UNESCO met également en évidence une culture persistante de l’impunité. Selon ses données, 85 % des crimes commis contre des professionnels des médias ne sont pas élucidés.
Dans ce contexte, la journée du 3 mai dépasse le cadre symbolique pour devenir un moment de mobilisation en faveur des journalistes confrontés aux restrictions et aux menaces.
Face à la manipulation de l’information et à la désinformation qui fragilisent la confiance du public, l’organisation réaffirme que seul un journalisme libre, indépendant et fondé sur des faits peut favoriser le dialogue, la responsabilité et la cohésion sociale.
Le thème de cette édition 2026 met en avant le rôle central du journalisme dans la construction de la paix, soulignant que l’information de qualité constitue un levier essentiel pour prévenir les conflits et renforcer les institutions démocratiques.
Dans cette dynamique, une conférence internationale se tiendra le 4 mai 2026 à Lusaka, sous le thème « Façonner un avenir de paix ».
Elle réunira experts et décideurs afin de traduire ces réflexions en actions concrètes. Plusieurs activités seront également organisées en ligne pour permettre une participation élargie.
Pour l’UNESCO, soutenir le journalisme revient à investir dans la stabilité mondiale. En 2026, l’organisation insiste : la paix commence par la vérité.
