Le complexe scolaire Le Printemps 1 à Lubumbashi a été le théâtre d’une bagarre d’une rare violence, secouant élèves, enseignants et parents. Face à l’indignation générale, la Province Éducationnelle du Haut-Katanga 1 a annoncé des mesures disciplinaires sévères et un suivi psychologique pour les élèves impliqués.
Les images de l’affrontement, largement diffusées sur les réseaux sociaux, ont montré l’ampleur du choc. Pour restaurer un climat de sérénité, les autorités scolaires ont choisi un double angle : fermeté et prévention.
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Dans un communiqué daté du 28 mars 2026, le Directeur Provincial, Joseph Mwinkeu Tshiend, a détaillé la réponse officielle à l’incident, qui a opposé des élèves de deux classes différentes. Le Conseil de discipline de l’école s’est réuni en urgence sous l’instruction des autorités provinciales.
Le communiqué précise que des « mesures disciplinaires exemplaires » ont été immédiatement validées contre tous les fauteurs de troubles, conformément aux règlements en vigueur en République démocratique du Congo. Mais conscient des traumatismes et des risques de récidive, le ministère a opté pour une approche hybride : la sanction est doublée d’un accompagnement éducatif et psychologique obligatoire pour les élèves concernés.
Au-delà de ce cas spécifique, le document est aussi un rappel à l’ordre pour l’ensemble du système scolaire provincial. Les chefs d’établissements sont invités à renforcer la surveillance et la sensibilisation, tandis que l’accent est mis sur la promotion de valeurs telles que le respect mutuel et la non-violence, face à une recrudescence inquiétante de l’indiscipline.
Les autorités ont conclu en appelant à une collaboration étroite avec les parents, soulignant que la sécurité et l’intégrité des établissements scolaires reposent sur une responsabilité partagée entre l’école et la famille. La Province réaffirme sa détermination à traiter tout acte de violence avec la plus grande fermeté, afin de préserver la réputation des institutions d’enseignement du Haut-Katanga.
