Intervenons-nous

    Quel profil pour le prochain Premier ministre en République démocratique du Congo ? La question se pose alors que l’informateur désigné par le Chef de l’Etat continue les consultations pour la formation du nouveau gouvernement. Celui-ci devra remplacer l’actuel Sama Lukonde qui expédie les affaires courantes.

    À la Prunelle RDC, des acteurs politiques de la majorité parlementaire n’ont pas caché leurs attentes par rapport à la personne du nouveau premier Ministre pour ce deuxième quinquennat de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Celui-ci a annoncé qu’il nommerait le Chef du gouvernement dès que le rapport des consultations lui serait transmis.

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    Pour Benjamin Bahati, cadre de l’AFDC-A, un Premier Ministre à la tête de la RD Congo devrait jouir d’une certaine connaissance en matière du leadership afin d’apporter une pierre à l’édifice pour le développement du pays.

    « Nous avons besoin que cet oiseau rare qui sera désigné soit une personne qui fait preuve de toutes les capacités nécessaires pour aider le Chef de l’Etat à relever des multiples défis. Ce dernier doit savoir faire preuve du savoir-faire, savoir être, savoir-faire-faire ; c’est-à-dire un grand leader qui sait fédérer tous les autres leaders autour de lui. Il nous faut un leader comme l’honorable Modeste Bahati Lukwebo pour ce poste (…) », fait savoir ce cadre de l’AFDC-A. 

    Cet acteur politique pense que tous les congolais sont à l’attente par rapport à ce grand rendez-vous pour voir comment changer la donne avec cette situation difficile de guerre à l’Est de la RDC.

    « Vous savez qu’actuellement le pays est confronté à plusieurs défis, notamment d’ordre sécuritaire, avec la recrudescence de l’insécurité à Goma par les terroristes du M23 appuyés par la Rwanda. Il y a urgence comme le Chef de l’Etat l’a souligné, qu’il y ait un Gouvernement qui va aider à gérer le dossier. S’agissant de la désignation du Premier Ministre, la loi prévoit que cet oiseau rare puisse être désigné au sein de la majorité parlementaire. Si on se réfère aux dernières élections du 20 décembre 2023, l’UDPS avait une large représentation mais n’avait pas la majorité absolue.  C’est pourquoi il fallait qu’il y ait un informateur pour aider à dénicher cette majorité », rappelle ce cadre de cadre de l’AFDC-A. 

    Professeur Lupande David, Cadre de l’UNC et Conseiller municipal dans la commune d’Ibanda revient de son côté sur les qualités que doit avoir le nouveau premier Ministre.

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    Il espère surtout que le Premier Ministre soit celui de la continuité de l’action publique.

    « Pour que cette nomination puisse bien se passer, il faudrait qu’on puisse bien équilibrer la répartition. C’est-à-dire, l’institution du Président de la République est censée représenter tout le pays. Il faudrait que le Premier Ministre ne vienne pas de la même entrée que le Président de la République. Il est important que le Chef de l’Etat puisse essayer de bien analyser le CV du futur premier Ministre pour se rassurer vraiment qu’il a quelque chose de particulier qui peut être présentable pour tout le monde ». C’est le premier Ministre qui doit piloter les six piliers présentés par le chef de l’Etat lors de son speech. Le premier Ministre devra maintenant mener des actions concrètes pour pouvoir habiller carrément ces piliers. Certaines promesses ont été réalisées et d’autres n’ont pas été tenues par l’ancien premier Ministre à la hauteur de la demande de la population. Je crois que le nouveau premier Ministre va devoir s’y mettre pour essayer de réaliser certaines anciennes promesses, et surtout compléter les six piliers tel qu’annoncé dans le discours du Chef de l’Etat », insiste Davide Lupande.

    Ce cadre de l’UNC suggère donc au Président de la République de trouver cet oiseau rare dans la jeunesse, qui a moins de 40 ans d’âge et qui a une expérience assez prouvée sur le plan de gestion.

    Une fois en fonction, que le premier Ministre puisse intégrer la grande doléance de la population, qui est celle de la réduction du train de vie des institutions. Il préconise une justice salariale. « Ça nous fera un très bon départ », conclut-il.

    Suzanne Baleke

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