l’occasion de la célébration du 66 anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, ce mardi 30 juin 2026, le coordonnateur politique de l’AFC-M23, Corneille Nangaa, a livré un message dans lequel il a vivement critiqué la gouvernance du président Félix Tshisekedi.

S’adressant notamment aux populations de Goma et de Bukavu, Corneille Nangaa a accusé le chef de l’État d’avoir, selon lui, multiplié les violations de la Constitution depuis son accession au pouvoir.

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« Comme si la Constitution n’était plus la norme suprême de l’État, mais un texte dont l’application varierait au gré des circonstances et de ses intérêts », a-t-il déclaré.

Le coordonnateur politique de l’AFC-M23 a également salué ce qu’il présente comme la mobilisation de plusieurs forces politiques et sociales opposées au projet de révision ou de changement de la Constitution attribué au président Félix Tshisekedi.

Selon lui, « la véritable menace ne réside pas dans une simple révision constitutionnelle, mais dans la remise en cause du pacte républicain lui-même ».

Dans son intervention, Corneille Nangaa a appelé les citoyens, les partis politiques, les organisations de la société civile ainsi que la diaspora à défendre la Constitution et l’alternance démocratique.

« Aujourd’hui, les forces vives de la nation semblent partager ce constat. Elles ont compris qu’en s’attaquant à la Constitution, Monsieur Félix Tshisekedi fragilise le fondement même de son magistère. Dès lors, il appartient à tous les citoyens, aux partis politiques, à la société civile et à la diaspora d’user de tous les moyens à leur disposition pour défendre la Constitution et préserver l’alternance, condition sine qua non de la vitalité démocratique », a-t-il affirmé.

En conclusion, Corneille Nangaa a appelé les Congolais à défendre, selon ses termes, « la Constitution, l’État de droit et la souveraineté du peuple » face à ce qu’il qualifie de dérives.

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« Plus tôt nous mettrons, ensemble, un terme à la tyrannie, plus vite notre pays retrouvera le chemin de la paix, de la justice, de la cohésion nationale et du développement auquel aspire notre peuple », a-t-il déclaré.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de débats politiques autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle et de fortes tensions persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo.

Esther Rehema

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