À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, célébré ce 30 juin, des jeunes de Goma, au Nord-Kivu, dénoncent la faible représentation de la jeunesse dans les institutions publiques et les postes de prise de décision. Ils appellent les autorités à accorder davantage de responsabilités aux jeunes afin de favoriser le renouvellement de la gouvernance.
Dans un entretien accordé à La Prunelle RDC, Arsène Mongane, membre de l’organisation SOLIDEP, estime que, plus de six décennies après l’indépendance, les jeunes restent insuffisamment associés à la gestion des affaires publiques malgré les nombreux discours en faveur de leur participation.
Selon lui, la jeunesse congolaise dispose des compétences et des innovations nécessaires pour contribuer au développement du pays, mais se heurte encore à des difficultés d’accès aux fonctions de responsabilité.
« Nous encourageons les autorités à bien vouloir engager les jeunes dans les postes de prise de décision. Je souhaiterais voir un jour au moins 60 % de jeunes occuper des postes de responsabilité en République démocratique du Congo. Jusqu’à présent, il existe des fonctions que seuls les aînés occupent, sous prétexte que les jeunes manquent d’expérience », déclare-t-il.
Pour cet acteur de la société civile, l’expérience ne peut être acquise que si les jeunes bénéficient d’opportunités de diriger.
« Les aînés ont de l’expérience, c’est vrai. Mais comment les jeunes pourront-ils eux aussi en acquérir s’ils n’ont pas l’occasion d’occuper des postes de responsabilité ? », s’interroge-t-il.
Arsène Mongane plaide également pour un changement de perception sur le rôle de la jeunesse, invitant à dépasser le slogan selon lequel « les jeunes sont l’avenir de demain » pour reconnaître qu’ils constituent aussi « une force de développement d’aujourd’hui ».
La journée du 30 juin, marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, est déclarée chômée et payée sur l’ensemble du territoire national.
