Accès Humanitaire

    La circulation est revenue à la normale sur la Route Nationale N° 2 au niveau de Kashanja dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu après une journée agitée à la suite du meurtre d’un moto-taximan par un élément des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

    Selon des sources locales, tout commence la nuit de ce dimanche 4 février 2024 peu après 22 heures quand trois personnes considérées comme propriétaires des motos et moto-taximan se disputent.

    Lire aussi : Walungu : au moins 55 évadés à la Prison Centrale

    L’un s’est alors résolu de recourir aux militaires pour procéder à l’arrestation de l’autre. La résistance du motard s’ensuit jusqu’à ce que le militaire décide de tirer.

    Bilan : trois personnes atteintes. Un motard est décédé sur place.

    En colère, des habitants se sont mobilisés pour brûler le bureau de la Police Kashanja au cours de la nuit.

    Très tôt le matin, la grogne s’est amplifiée. Des habitants en colère ont décidé de barricader la route Nationale N° 2 avec le corps du moto-taximan sur la voie publique.

    Le trafic a alors été coupé sous la colère des manifestants.

    Innocent Karazo, l’administrateur du territoire de Walungu s’est rendu sur le lieu dans la journée accompagné des membres du Conseil de Sécurité.

    Après un vif dialogue, les manifestants en colère qui barricadent toujours la RN2 au centre de Kashanja ont fait des concessions.

    La circulation a repris juste après.

    Civu Mungazi Christian, le moto-taximan qui est décédé a été inhumé l’après-midi de ce même lundi dans le village de Cirhimurhwa Nduba. Un enterrement sous émotion des amis et membres de la famille. Tous exigent que justice soit faite. Ils demandent aussi que l’auteur de ce meurtre subisse la rigueur de la loi.

    Au Sud-Kivu, des incidents meurtriers impliquant des éléments FARDC sont continuellement rapportés. Le dernier cas en date est celui d’un militaire FARDC qui a tué une sexagénaire à Kamagema (Panzi) dans la ville de Bukavu. L’élément  FARDC a été condamné à mort par la justice militaire.

    Ombeni Byakupita, à Walungu

    Partager.

    Laisser un commentaire

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.