Le bilan de l’effondrement du pont Kavimvira, survenu mardi 16 juin 2026 à Uvira, s’est alourdi à trois morts, selon la Société Civile Congolaise (SOCICO-RDC), Coordination urbaine d’Uvira. Parmi les victimes figurent deux enfants qui rentraient des champs vers leurs domiciles ainsi qu’un homme adulte âgé de 35 ans.

Dans un communiqué publié après le drame, la SOCICO-RDC indique que les victimes ont été surprises par l’effondrement de l’ouvrage au moment où un camion traversait le pont avant de chuter dans la rivière avec la structure.

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L’organisation condamne avec fermeté ce qu’elle qualifie de « négligence meurtrière », estimant que ces décès auraient pu être évités si le pont avait bénéficié d’un entretien adéquat.

« Leur seule faute était d’emprunter un pont abandonné par l’État. Aujourd’hui, ce ne sont plus des tôles et des camions. Ce sont nos enfants et nos frères que nos ponts tuent », déplore la SOCICO-RDC.

La structure citoyenne dénonce également l’état de dégradation avancée du pont Kavimvira ainsi que celui de plusieurs autres ouvrages d’art dans la province du Sud-Kivu. Elle accuse les autorités compétentes d’avoir ignoré les multiples alertes lancées sur les risques liés à cette infrastructure.

Selon la SOCICO-RDC, les autorités connaissaient l’état critique du pont mais n’auraient pris aucune mesure préventive pour éviter le drame.

Face à cette situation, l’organisation formule plusieurs recommandations. Elle demande au gouvernement provincial et à l’Office des Routes de sécuriser immédiatement le site du pont, d’interdire tout passage sur l’ouvrage et de lancer sans délai les travaux de reconstruction.

La SOCICO-RDC appelle également les autorités d’Uvira et du territoire à prendre en charge les familles des victimes et à publier la liste des ponts présentant des risques afin de prévenir de nouvelles tragédies.

Au gouvernement central, elle demande la mise en place d’un fonds d’urgence destiné à la réhabilitation des infrastructures routières jugées dangereuses.

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« Trois vies perdues, c’est déjà trop. La vie des Congolais n’est pas négociable. Kavimvira ne doit plus tuer », conclut la coordination urbaine d’Uvira.

L’effondrement du pont Kavimvira continue de susciter une vive émotion au sein de la population locale, tandis que les attentes se multiplient concernant les responsabilités à établir et les mesures à prendre pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Amina Kabangu Jemima

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