Accès Humanitaire

    L’insécurité a repris avec acuité dans la province du Sud-Kivu depuis le début de l’année en cours. C’est ce qu’on note dans les différentes dénonciations et rapports des organisations et des acteurs des droits humains à Bukavu mais également dans d’autres villes et territoires de la province. Cette insécurité touche essentiellement les femmes et les enfants.

    A Bukavu, parmi les trois corps sans vie retrouvés récemment à Bagira, deux sont des femmes. Elles ont été tuées dans des circonstances encore non élucidées.  Ce deux cas s’ajoutent à la mort d’une femme à Panzi dans la commune d’Ibanda à la suite d’une altercation entre un élément FARDC et un jeune.

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     Le Chef-lieu de la Province n’est pas la seule entité concernée.  A Kamanyola, dans le territoire de Walungu, une femme a également été assassinée à côté de son époux.

     Un peu plus loin dans le territoire et la ville d’Uvira, des femmes et des enfants subissent des atrocités des personnes armées généralement non identifiées.

     Même situation dans la nouvelle ville de Baraka où deux femmes et un enfant ont été lâchement abattus au cours du mois de Janvier dernier.  

    A Bulenga dans la chefferie de Buhavu, à Kalehe, une femme a été abattue à côté de son époux.

     Ces meurtres viennent s’ajouter aux souffrances déjà endurées par des femmes et des enfants dans les zones de conflits au Sud-Kivu.

     Aussi, plusieurs femmes sont tuées parce qu’accusées de sorcellerie dans une province où des cas de justice populaire ne sont pas quasiment réprimés.

    Dans certains cas d’insécurité contre la femme, des organisations rapportent des actes graves de viols et violences sexuelles. Des crimes sévèrement réprimés par les lois du pays.

    Les défenseurs des droits humains appellent l’Etat à trouver des solutions au problème d’insécurité en province. Aussi, nombreux appellent à protéger la femme et l’enfant en premier.

    L’Etat devrait, en sécurisant la population, veiller à ce que les femmes et les enfants ne soient pas victimes d’actes atroces et cruels comme ces derniers temps dans la province du Sud-Kivu.

    Jean-Luc M.

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