La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le groupement de Binza, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), où cinq civils, dont deux enfants, ont été tués en l’espace de quelques jours dans des champs situés aux alentours des localités de Kiseguro et Nyamilima.
Selon des sources locales et des défenseurs des droits humains, ces victimes ont été abattues lors de deux incidents distincts survenus alors qu’elles se trouvaient dans leurs champs à la recherche de moyens de subsistance.
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Le premier drame est survenu le mardi 23 juin 2026 dans les champs de Rudehe, en périphérie de Kiseguro. Une jeune femme identifiée comme Julienne, âgée de 22 ans, ainsi que son fils Fazili Uwineza, ont perdu la vie alors qu’ils cherchaient de quoi se nourrir.
Un défenseur des droits humains de la région condamne ce qu’il qualifie de grave atteinte au droit à la vie des populations civiles et appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les circonstances exactes de ce drame et d’identifier les responsables.
Trois jours plus tard, le vendredi 26 juin, trois autres civils ont été tués dans les champs situés autour de la cité de Nyamilima. Parmi les victimes figure un enfant de neuf ans, habitant du quartier Camps 5 Heures, qui avait été envoyé par ses parents pour apporter de la nourriture à des personnes travaillant aux champs. Les deux autres victimes étaient des hommes résidant dans les quartiers Alfajiri et Kadehe.
D’après plusieurs sources locales, les victimes auraient été atteintes par balles avant que deux de leurs corps ne soient incendiés avec des résidus de tiges de haricots secs. L’un des hommes aurait été touché alors qu’il se trouvait à proximité d’un point où des cultivateurs étaient soumis à une taxe en nature prélevée sur les récoltes.
Des jeunes volontaires ont pu récupérer deux des corps après autorisation des autorités administratives locales, tandis que le troisième corps était encore sur le lieu du drame au moment de la collecte des informations.
Les défenseurs des droits humains dénoncent une multiplication des violences contre les populations civiles dans cette partie du territoire de Rutshuru. Ils appellent les autorités compétentes ainsi que les organisations de protection des droits humains à diligenter des enquêtes afin que les auteurs de ces actes répondent de leurs actes.
Ces nouveaux incidents illustrent la persistance de l’insécurité dans plusieurs localités du groupement de Binza, où les activités agricoles, principale source de subsistance des habitants, continuent de s’exercer dans un climat de peur permanent.
