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Le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) en RDC dit avoir documenté, au cours du mois d’octobre dernier, 429 violations et atteintes aux droits de l’homme sur l’étendue du territoire national.

Dans son rapport rendu public, le bureau onusien indique que ces chiffres montrent une légère augmentation de 3% des cas par rapport au mois de septembre 2022, où environ 416 violations avaient été rapportées.

« Les agents de l’Etat ont été responsables de 171 violations, soit 40% des violations documentées en octobre 2022. Les agents de la Police nationale congolaise (PNC) et les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont commis 136 violations, ce qui correspond à 32% de toutes les violations documentées au mois d’octobre 2022. Les groupes armés ont quant à eux été responsables de 258 atteintes aux droits de l’homme, soit 60% du nombre total de violations documentées durant le mois d’octobre 2022 » révèle le rapport.

Dans les provinces affectées par les conflits, le BCNUDH note que 369 violations et atteintes ont été documentées, et ont notamment entrainé la mort d’au moins 210 personnes (163 hommes, 37 femmes et 10 enfants).

C’est une augmentation de 67% par rapport au mois précédent, où 126 personnes, parmi elles 106 hommes, 13 femmes et sept enfants, avaient été tuées.

Selon le rapport, cette situation s’explique d’une part par une augmentation des attaques des membres des Forces Alliées de Défense (ADF) dans le Grand Nord et en Ituri, ainsi que par l’activisme accru des groupes armés dans le Petit Nord, dans le territoire de Masisi, où plusieurs groupes se disputent les zones précédemment occupées par les FARDC et le territoire de Rutshuru, avec la reprise des affrontements entre le M23 et les FARDC.

Le rapport renseigne que le Nord-Kivu est resté la province la plus affectée, avec 237 violations et atteintes aux droits de l’homme documentées, soit 64% des violations documentées dans toutes les provinces affectées par les conflits ; suivi du Sud-Kivu (47 violations et atteintes, soit 13%), de l’Ituri (45 violations et atteintes, soit 12%) du Tanganyika (37 violations et atteintes, soit 10%) et du Maniema (3 violations et atteintes, soit 1%).

A l’instar du mois précédent, le BCNUDH révèle que  les groupes armés sont les principaux responsables avec 70% dans ces provinces en conflit, soit 258 atteintes, dont les exécutions sommaires d’au moins 191 personnes civiles (147 hommes, 36 femmes et huit enfants), ce qui représente une augmentation de 65% par rapport au 116 personnes victimes d’exécution sommaire au mois de septembre 2022.

Les agents de l’Etat sont responsables de 30% des violations commises dans les provinces affectées par les conflits armés, soit 111 violations, y compris 29 violations du droit à la vie avec 40 victimes, dont 16 hommes, une femme et deux enfants victimes d’exécution extrajudiciaire.

Bertin Bulonza

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